"Tout en continuant de viser des objectifs de volume, explique Cédric
Cagnet, responsable e-marketing, trafic et recrutement de La Redoute, nous
tenons également à avoir un programme plus qualitatif ".
Pour être plus performant, La Redoute a donc décidé d'être plus proche
de ses affiliés, et de s'adapter à leurs spécificités. Pour ce faire,
elle a tout d'abord modifié son principe de rémunération, après
avoir mené plusieurs études sur la typologie de ses affiliés
et leurs performances. D'un système à deux segments - donc deux rémunérations
: 5 ou 6 % -, le programme est passé à dix segments, auxquels correspondent
des rémunérations variant entre 4 et 8 %. Ces segments sont les suivants :
» Cash backers
» E-mailers
» Clics de validation
» Sites "under"
» Keyworders (search
marketing)
» Comparateurs de prix ou
moteur de shopping
» Sites de bons de réductions
» Segments divers
» Nouveaux affiliés
Cette dernière catégorie, dont la durée de vie était limitée
à quelques semaines, a bénéficié d'une rémunération particulièrement
attrayante de 10 %, du 15 mars (date de la migration) à fin avril.
Les sites de bons de réductions et les cash backers sont, par exemple, rémunérés
à 4 %, tandis que les keyworders perçoivent 6 %.
L'objectif de cette nouvelle politique tarifaire est également de mieux
récompenser les affiliés les plus actifs.
Sous-entendu les e-mailers et les comparateurs de prix. Pour Cyril Toulet,
directeur général de la plate-forme Zanox, cette démarche "revalorise
notamment la rémunération de ceux qui, tels les e-mailers, ont des coûts
de routage élevés".
Autre outil ayant vocation à animer et dynamiser le programme, la création
d'un challenge. Une première pour La Redoute. Dans ce cadre, selon le
chiffre d'affaires supplémentaire généré par l'affilié, une augmentation
de revenus d'environ 20 % était possible. Selon Cédric Cagnet, "ce challenge
a très bien fonctionné et l'expérience sera très certainement renouvelée".