Les leviers d'acquisition clients passés au crible Facebook donne naissance à la publicité sociale

Les 28,5 millions de visiteurs uniques de Facebook l'ont rendu très attractif auprès d'annonceurs qui n'ont pas tardé à y diffuser leur contenu publicitaire. Selon des chiffres communiqués par comScore en janvier 2012, 18,5% des impressions sont réalisées sur Facebook en France.

 

Très ciblées et peu coûteuses, les pub Facebook sont également peu performantes

La raison d'un tel engouement ? Le réseau social de Palo Alto a pu capitaliser sur les informations qu'il détient sur ses utilisateurs pour proposer des campagnes ciblées. Un ultra-ciblage d'autant plus intéressant pour les PME qu'il s'obtient à un coût dérisoire en lançant une campagne sur la plateforme en self-service, et ce même si le CPC a augmenté très fortement ces derniers mois. Facebook reste le plus souvent une solution moins onéreuse qu'une campagne Adwords ou une campagne display classique. Une solution moins onéreuse mais aussi moins performante, si l'on en croit cette étude publiée par Chikita, en janvier 2011, qui révélait que les campagnes publicitaires du réseau social généraient dix fois moins de clics, et donc de trafic, que les campagnes sur Google. Car Facebook reste un vase clos duquel l'utilisateur rechigne à sortir, surtout lorsqu'il est sollicité commercialement.

 

"Facebook est, et reste, un environnement social dans lequel l'information publicitaire à gogo ne fonctionne absolument pas", rappelle Laurent Alexandre. C'est ce casse-tête que les marketeurs du réseau social californien s'efforcent de résoudre à l'approche de son introduction en Bourse : trouver un juste équilibre entre la monétisation de cette formidable audience et la volonté de cette dernière de ne pas être abreuvée de messages publicitaires. C'est sans doute dans les "sponsored stories", ce format qui rend la frontière entre publicité et recommandation sociale plus ténue, que s'esquisse le futur business model du réseau social.

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