Un outil qui compare les performances de recrutement sur les réseaux sociaux

Une présence sur les réseaux sociaux permet d'accroître la (e-) réputation de l'entreprise, faire savoir qu'elle recrute et générer ainsi d'avantage de candidatures tout en créant un vivier de candidats pour les besoins futurs.

De plus en plus d’entreprises ont pour ces raisons, créé leur page carrière sur Facebook, Twitter etc… Le Social Recruitment Monitor (dit SRM – « moniteur de recrutement social » en Français) est un outil qui sert à comparer les performances des entreprises sur les réseaux sociaux dans le cadre de leur recrutement.

De quoi s’agit-il exactement ?

Cet outil très récent, analyse les activités des grandes entreprises de différents pays : Australie, Brésil, Chine, France, Allemagne, Inde, Pays-Bas, Singapour, Suède, Royaume-Uni et Etats-Unis sur les réseaux sociaux suivants : Facebook, Twitter, Linkedin et Youtube.
C’est une entreprise hollandaise de consulting spécialisée en marketing & marque employeur qui l’a crée. Grâce à cet outil, on peut avoir un aperçu pour chaque pays et sur chaque réseau, du classement des entreprises dont les pages carrières ont l’indice « SRM » le plus élevé. Cet indice est mis à jour chaque semaine.

Il se fonde sur différents facteurs 

  • le nombre de membres (ou « fans », « followers » … appellation qui varie selon le
       réseau  social mais qui désigne les candidats potentiels)
  • le nombre de publications sur le réseau social par l’entreprise,
  • le nombre de « like » par les membres,
  • le nombre de commentaires laissés par les membres,
  • les partages (quand un membre partage la publication de l’entreprise auprès de ses propres contacts)
  • le taux d’engagement,
  • l’interaction avec la communauté.

Pour obtenir l’indice SRM final la pondération n’est pas la même pour chaque facteur. Ainsi pour Facebook, l’indice final se base à 15% sur la popularité de la page (nombre de membres), à 30 % sur l’activité (nombre de publications par l’entreprise) et à 55 % sur l’interaction avec la communauté. Une page qui par exemple a énormément de membres mais qui n’interagit pas avec eux, aura ainsi un faible indice SRM et se trouvera en bas du classement.
Toute entreprise, en dehors des agences de recrutement, peut émettre une demande pour y figurer gratuitement.

Cet outil diffère du « S-Com » (Social Network Communication) de PotentialPark, car les résultats sont hebdomadaires et nous avons accès aux chiffres sur lesquels le classement se base.

A quoi cela sert-il ?

Cet outil peut s’avérer très intéressant pour les entreprises qui souhaitent amorcer une stratégie de « recrutement social ». Avec cet outil, les entreprises novices en la matière, peuvent rapidement détecter les meilleurs du classement, et s’en inspirer en termes de type de contenu, design de la page etc... Elles peuvent aussi avoir des exemples de ce qu’il ne faut pas faire avec les entreprises figurant en bas du classement. 
Cet outil permet aussi de comparer  objectivement son indice avec celui de ses concurrents.
Enfin, chaque réseau social met à disposition son propre système d’analyses de performance, mais avec cet outil on dispose d’un seul système d’analyse transversale pour les différents réseaux sociaux.

Quelques scores

En France : La Poste, Solucom et le Crédit Agricole demeurent régulièrement au top du classement concernant les activités Facebook.
Sur Twitter c’est Orange et le Crédit Agricole qui se démarquent.
Sur Linkedin, Orange,  Hewlett Packard et Disneyland Paris sont régulièrement en haut du classement.
Concernant Youtube, c’est Accor qui figure en-tête.

 

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