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Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ? (Isabelle Delseny-Ernest)
Bien que l'auteur soit allé chercher sa démonstration un peu loin, littérairement parlant s'entend, la conclusion étant de ce fait étant un peu longue à suivre (et on sait que l'écrit sur le net se doit d'être court si on veut être lu jusqu'au bout), je suis parfaitement et complètement d'accord avec.
En effet, consommatrice de très longue date de toute information Web et par ailleurs consultante et formatrice en webmarketing, il y a pour autant fort peu de temps que j'ai créé mon blog pro : justement pour ne pas ajouter à la profusion à laquelle il est fait référence.
Et puis, en seconde réflexion, j'avais aussi des choses à dire de manière différente à mes interlocuteurs, alors je me suis lancée, au risque bien sûr "d'en rajouter" mais justement : en réaction aux idioties qui ont pignon sur rue et donc avec mes connaissances et mes comptétences et en priorité pour mes interlocuteurs.
Alors oui, ne pas laisser la place à ceux qui "parlent fort mais n'ont rien à dire ou copient", comme dans la vie c'est un acte de saine citoyenneté Web. (17/01/2009)
Re : Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ? (Yann Gourvennec)
Merci Isabelle, j'ai bien noté votre blog http://www.ide-conseil-webmarketing.fr/ et les analyses y sont en effet intéressantes. Merci de partager ces infos en rupture du plagiat et de la superficialité.
Merci également de votre commentaire sur la forme de mon "papier" (même si c'est du "e" papier ;-). C'est de la critique que naît l'amélioration. Même si je remarque que tout compte fait, les réactions sur mon article font que la démonstration n'était pas si difficile à suivre ni trop littéraire. Et la littérature peut elle aussi se satisfaire d'un peu de soutien d'ailleurs, même sur Internet.
La version anglaise de cet article m'a valu un commentaire de Vint Cerf lui-même (http://visionarymarketing.wordpress.com) et je pense que cela en soit est un signe aussi. Après tout, on peut aussi se positionner sur Internet par la profondeur de son analyse et aller à contre-courant du médium, ce qui est une manière d'asseoir un style et un positionnement.
J'ai par nature une méfiance vis à vis des recettes toutes faites. Je publie depuis 15 ans des articles de fond sur Internet, longs et documentés et ceci marche fort bien je vous assure.
Au plaisir d'échanger à nouveau avec vous.
Yann (23/01/2009)
Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ? (Jean-François David)
Pourquoi limiter cette réflexion aux blogs et au Web 2.0 ?
Cette explosion de données est vraie de tous les média, des chaînes de télévision aux radios, des publipostages aux logorrhées adorables de vos petit(e)s ami(e)s.
On peut analyser ce mécanisme comme une tentative de régulation de chacun, des individus, des entreprises, du monde de tenter de résister à la montée du désordre "entropique" des choses par la multiplication des "alertes", des messages.
Ces messages peuvent désormais (montée du monde digital...) être codées sous des formes extrêmement multiples, musiques, vidéos, textes, etc. pour tenter d'inciter les autres, le monde à sentir différemment, à penser autrement, à acheter autre chose, à participer, etc.
Mais la donnée ne devient de l'information que si elle correspond à un quelconque projet, conscient ou inconscient, du récepteur. Ainsi ces "bouteilles à la mer" des blogs ne survivent que si elles correspondent à une envie suffisamment pérenne du reste du monde. Seuls quelques-uns continueront de parler dans le vide pour vendre leur "religion", les autres disparaîtront par manque de lecteurs (90% des blogs disparaissent après quelques mois d'existence).
Comme en jazz, où le génie vient quelquefois du court-circuit entre du copier/coller et un instant de grâce, l'innovation vient souvent dans les blogs de ces désordre créatif, entre la nécessité et le hasard. Qu'on ne s'y trompe pas, j'aime cet espace de liberté des blogs.
JFD (17/01/2009)
Re : Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ? (Yann Gourvennec)
Merci Jean François,
Tu as parfaitement raison. La pléthore d'information n'est pas limitée à la blogosphère. Et moi aussi j'aime cet espace de liberté chaotique d'où née la créativité. N'oublions pas que pour les Grecs antiques, le chaos est l'état précédent l'univers http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythologie_grecque. Voici donc une leçon à retenir, le chaos, n'est pas l'anarchie, mais la source de la création. Tout artiste sait cela.
Yann (23/01/2009)
Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ? (francois2)
Je ne suis pas un fan de ce web 2.0 dont je ne saisis pas la finalité.
Toutefois, je n'oublie pas que :
- on est toujours le crétin d'un autre ;
- que le besoin de communiquer ne se mesure pas à l'importance apparente de la communication ;
- que depuis plus de quinze ans que je musarde sur la Toile, il y a de moins en moins de liberté avec la création de lois redondantes avec celles écrites pour la vraie vie de tous les jours. (17/01/2009)
Re : Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ? (Yann Gourvennec)
Bonjour François et merci de votre commentaire.
Je ne suis pas un fanatique de cette terminologie non plus. A de maintes reprises, je l'ai exprimé sur http://visionary.wordpress.com entre autres, et ceci d'autant que ce terme tend à disparaître au profit d'un autre encore plus discutable - surtout en Français - 'social media'. Aux Etats Unis, on ne parle plus de 2.0 (dans les milieux spécialisés) depuis déjà le milieu de l'an dernier. Et je suis d'accord également sur le fait que le partage est plus important que l'enveloppe. C'est tout le sujet de mon cours sur le fameux 2.0/Social Media à ESG. Quant à la disparition des libertés sur la toile, je ne suis pas sûr de souscrire à ce commentaire, ni de voir les faits qui sous-tendent cette remarque. Il se peut que des lois surgissent, mais elles ne sont pas forcément applicables - sans que je juge en ce qui me concerne de leur utilité ou pas. En fin de compte, la liberté de communication est entière est à mon avis plutôt en croissance forte. Quant à votre remarque sur les crétins, elle est fort juste, on est en effet toujours le crétin de quelqu'un. Sans doute qu'une des clés de la réussite consiste à l'admettre et à l'assumer.
Bien à vous et au plaisir de dialoguer sur Internet avec vous. (23/01/2009)
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Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ?
(Isabelle Delseny-Ernest)Bien que l'auteur soit allé chercher sa démonstration un peu loin, littérairement parlant s'entend, la conclusion étant de ce fait étant un peu longue à suivre (et on sait que l'écrit sur le net se doit d'être court si on veut être lu jusqu'au bout), je suis parfaitement et complètement d'accord avec.
En effet, consommatrice de très longue date de toute information Web et par ailleurs consultante et formatrice en webmarketing, il y a pour autant fort peu de temps que j'ai créé mon blog pro : justement pour ne pas ajouter à la profusion à laquelle il est fait référence.
Et puis, en seconde réflexion, j'avais aussi des choses à dire de manière différente à mes interlocuteurs, alors je me suis lancée, au risque bien sûr "d'en rajouter" mais justement : en réaction aux idioties qui ont pignon sur rue et donc avec mes connaissances et mes comptétences et en priorité pour mes interlocuteurs.
Alors oui, ne pas laisser la place à ceux qui "parlent fort mais n'ont rien à dire ou copient", comme dans la vie c'est un acte de saine citoyenneté Web. (17/01/2009)
Re : Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ?
(Yann Gourvennec)Merci Isabelle, j'ai bien noté votre blog http://www.ide-conseil-webmarketing.fr/ et les analyses y sont en effet intéressantes. Merci de partager ces infos en rupture du plagiat et de la superficialité.
Merci également de votre commentaire sur la forme de mon "papier" (même si c'est du "e" papier ;-). C'est de la critique que naît l'amélioration. Même si je remarque que tout compte fait, les réactions sur mon article font que la démonstration n'était pas si difficile à suivre ni trop littéraire. Et la littérature peut elle aussi se satisfaire d'un peu de soutien d'ailleurs, même sur Internet.
La version anglaise de cet article m'a valu un commentaire de Vint Cerf lui-même (http://visionarymarketing.wordpress.com) et je pense que cela en soit est un signe aussi. Après tout, on peut aussi se positionner sur Internet par la profondeur de son analyse et aller à contre-courant du médium, ce qui est une manière d'asseoir un style et un positionnement.
J'ai par nature une méfiance vis à vis des recettes toutes faites. Je publie depuis 15 ans des articles de fond sur Internet, longs et documentés et ceci marche fort bien je vous assure.
Au plaisir d'échanger à nouveau avec vous.
Yann (23/01/2009)
Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ?
(Jean-François David)Pourquoi limiter cette réflexion aux blogs et au Web 2.0 ?
Cette explosion de données est vraie de tous les média, des chaînes de télévision aux radios, des publipostages aux logorrhées adorables de vos petit(e)s ami(e)s.
On peut analyser ce mécanisme comme une tentative de régulation de chacun, des individus, des entreprises, du monde de tenter de résister à la montée du désordre "entropique" des choses par la multiplication des "alertes", des messages.
Ces messages peuvent désormais (montée du monde digital...) être codées sous des formes extrêmement multiples, musiques, vidéos, textes, etc. pour tenter d'inciter les autres, le monde à sentir différemment, à penser autrement, à acheter autre chose, à participer, etc.
Mais la donnée ne devient de l'information que si elle correspond à un quelconque projet, conscient ou inconscient, du récepteur. Ainsi ces "bouteilles à la mer" des blogs ne survivent que si elles correspondent à une envie suffisamment pérenne du reste du monde. Seuls quelques-uns continueront de parler dans le vide pour vendre leur "religion", les autres disparaîtront par manque de lecteurs (90% des blogs disparaissent après quelques mois d'existence).
Comme en jazz, où le génie vient quelquefois du court-circuit entre du copier/coller et un instant de grâce, l'innovation vient souvent dans les blogs de ces désordre créatif, entre la nécessité et le hasard. Qu'on ne s'y trompe pas, j'aime cet espace de liberté des blogs.
JFD (17/01/2009)
Re : Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ?
(Yann Gourvennec)Merci Jean François,
Tu as parfaitement raison. La pléthore d'information n'est pas limitée à la blogosphère. Et moi aussi j'aime cet espace de liberté chaotique d'où née la créativité. N'oublions pas que pour les Grecs antiques, le chaos est l'état précédent l'univers http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythologie_grecque. Voici donc une leçon à retenir, le chaos, n'est pas l'anarchie, mais la source de la création. Tout artiste sait cela.
Yann (23/01/2009)
Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ?
(francois2)Je ne suis pas un fan de ce web 2.0 dont je ne saisis pas la finalité.
Toutefois, je n'oublie pas que :
- on est toujours le crétin d'un autre ;
- que le besoin de communiquer ne se mesure pas à l'importance apparente de la communication ;
- que depuis plus de quinze ans que je musarde sur la Toile, il y a de moins en moins de liberté avec la création de lois redondantes avec celles écrites pour la vraie vie de tous les jours. (17/01/2009)
Re : Web 2.0 : trop d'information tue-t-il l'information ?
(Yann Gourvennec)Bonjour François et merci de votre commentaire.
Je ne suis pas un fanatique de cette terminologie non plus. A de maintes reprises, je l'ai exprimé sur http://visionary.wordpress.com entre autres, et ceci d'autant que ce terme tend à disparaître au profit d'un autre encore plus discutable - surtout en Français - 'social media'. Aux Etats Unis, on ne parle plus de 2.0 (dans les milieux spécialisés) depuis déjà le milieu de l'an dernier. Et je suis d'accord également sur le fait que le partage est plus important que l'enveloppe. C'est tout le sujet de mon cours sur le fameux 2.0/Social Media à ESG. Quant à la disparition des libertés sur la toile, je ne suis pas sûr de souscrire à ce commentaire, ni de voir les faits qui sous-tendent cette remarque. Il se peut que des lois surgissent, mais elles ne sont pas forcément applicables - sans que je juge en ce qui me concerne de leur utilité ou pas. En fin de compte, la liberté de communication est entière est à mon avis plutôt en croissance forte. Quant à votre remarque sur les crétins, elle est fort juste, on est en effet toujours le crétin de quelqu'un. Sans doute qu'une des clés de la réussite consiste à l'admettre et à l'assumer.
Bien à vous et au plaisir de dialoguer sur Internet avec vous. (23/01/2009)