Comment se lancer dans le m-commerce Une ergonomie spécifique au mobile

Bien sûr, beaucoup d'adaptations doivent être consenties lors de la création d'un site ou d'une application mobile devant s'encastrer dans quelques centimètres carrés. "Dans les fiches produits pour mobile, nous privilégions évidemment une photo pas trop grande et une description courte et efficace, explique Thomas Meudec chez Rue du Commerce. On doit aussi se restreindre sur les boutons de fonctionnalités ou de catégories."

 

Vincent Frattaroli recommande de travailler sur le terminal le plus haut de gamme, puis de dégrader le résultat en fonction des capacités des autres écrans. "Le tout en maintenant une charte graphique aussi cohérente que possible", précise Damien Bousson. Parmi les contraintes de l'exercice, la taille des écrans des terminaux bien sûr, mais également les capacités de leur navigateur. "Ceux de moyenne gamme ne supportent souvent pas le java script, ce qui multiplie le nombre de pages à afficher."

 

site mobile de voyages-sncf
Site mobile de Voyages-Sncf © DR

Le directeur marketing de Backelite préconise donc de casser certains codes Web, tels que les écrans intermédiaires ou les publicités. "Il faut épurer le nombre d'options, de choix, limiter le temps passé par l'utilisateur sur le mobile." Le PDG d'Apocope confirme : "L'usage n'est pas du tout le même qu'en ligne, il est donc essentiel d'aller droit au but".

 

La navigation verticale prendra aussi le pas sur d'éventuels boutons de raccourcis vers d'autres rubriques ou fonctionnalités. "Dans une application ou sur un site mobile, on ne peut pas proposer trop d'actions, affirme Vincent Frattaroli. De plus, pour ce qui concerne l'utilisateur de l'iPhone, il a l'habitude de passer d'une application à l'autre. Il vaut donc mieux en concevoir deux différentes - par exemple l'une pour vendre et l'autre pour mieux consommer ce qui a été acheté - plutôt que de rassembler les deux fonctions sous une application chapeau."

Mobilité / M commerce