Windows Phone : Microsoft dément les accusations de flicage

Accusé d'enregistrer les coordonnées géographiques des Windows Phone, Microsoft affirme ne pas collecter d'informations permettant d'identifier les utilisateurs.

Microsoft ne cherche pas à suivre les utilisateurs de Windows Phone 7. Telle est en substance la réponse de l'éditeur de logiciel à une plainte collective déposée au début du mois de septembre à son encontre. Selon cette plainte, Microsoft enregistrerait la position géographique des Windows Phones, que leurs utilisateurs aient ou non donné leur consentement pour cela (lire l'article Microsoft à son tour accusé de conserver les données de géolocalisation, du 02/09/2011).


Le groupe ne conteste pas le stockage et l'envoi de données géographiques de ses téléphones, mais assure que ces données sont anonymisées. "Nous ne stockons pas les identifiants [des téléphones] dans notre base de données de localisation avec les données transmises par la caméra de Windows Phone ou par toute autre application", déclare un porte-parole du groupe à "l'International Business Times". "Les données capturées et stockées sur notre base de données géographique ne peuvent être reliées à un périphérique ou à un utilisateur spécifique."


Microsoft ne répond pas pour autant aux accusations de violation intentionnelle de l'opt-out concernant la transmission des données. La plainte déposée contre le groupe affirme en effet que Microsoft continue à collecter des données de localisation géographique, même lorsque le propriétaire du téléphone a explicitement indiqué refuser l'utilisation de ce type d'information. L'éditeur de logiciels précise cependant qu'il va "étudier les allégations soulevées dans la plainte".


La collecte des coordonnées géographiques des téléphones a également été mise en évidence chez Google et Apple. Ce dernier a notamment fait l'objet d'une plainte déposée en avril dernier. Au début du mois d'août, Apple a également été condamné pour cette pratique par l'autorité sud-coréenne de régulation des télécoms, qui lui a infligé une amende de 2 855 dollars. Une broutille pour l'entreprise qui, à la même période, était brièvement devenue l'entreprise la plus chère du monde avec une capitalisation boursière de plus de 376 milliards de dollars.

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