Les techniques "black hat" de promotion d'applications mobiles Susciter la dépose d'avis et de notations

Pour stopper cette course au téléchargement, Apple a donc, en avril 2011, introduit un nouveau critère dans son algorithme, l'usage de l'application. L'App Store ne récompensait plus les applications au seul motif qu'elles réussissaient à générer beaucoup de téléchargements, il fallait également que les utilisateurs soient fidèles et l'utilisent souvent. C'est alors qu'un nouveau modèle de développement a vu le jour, basé sur les ratings, ces services qui rémunèrent la notation des applications et qui influencent la perception qu'ont les utilisateurs d'une application si celle-ci a été commentée de manière positive.

 

Aux confluents du téléchargement incentivé et du rating se situent donc des agences qui proposent aux marques de faire connaître leur produit auprès de communautés de "testeurs" pouvant atteindre plus de 50 000 membres. Ces possesseurs d'iPhone sont rémunérés pour télécharger les applications proposées et répondre à un questionnaire concernant chaque application installée.


"Des acteurs comme Appsteur ou Appvip proposent ainsi à leur communauté d'affiliés de télécharger des applications, les tester et laisser leur avis en échange d'une récompense", illustre Jérôme Stioui. Comment procèdent-ils ? Tout simplement grâce au fameux UDID, ce code unique qui permet d'identifier chaque appareil, dont l'utilisation a récemment été remise en cause par Apple. "Il leur suffit de comparer les UDID qu'ils ont collectés via leur application à ceux des applications qu'ils promeuvent pour récompenser qui de droit", explique Jérôme Stioui.

 

Si ces sociétés revendiquent rémunérer leurs membres au test et non pas à l'installation, elles n'en réussissent pas moins à booster considérablement la popularité d'une application. Un dispositif beaucoup moins grossier que le téléchargement incentivé mais qui n'en reste pas moins manipulateur de classement et qui est très populaire dans l'Hexagone. "La France est un des pays les plus actifs au monde dans ce domaine", rappelle d'ailleurs Ouriel Ohayon cofondateur d'Appsfire, une société de promotion d'application mobile qui précise ne pas recourir à de telles méthodes.

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