Trois questions à...
 
29/10/2007

Antoine Clément (Parship) : "J'estime notre potentiel de marché à 3 ou 4 millions de membres"

Le site de rencontres "psycho comportementales" Parship a dépassé les 300.000 membres en France. Lancé en 2001 en Allemagne où il est numéro un du marché, il tente de percer derrière Meetic et Match.
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Antoine Clément
 
 

Directeur général de Parship
 

Parship s'est lancé en France en mars 2005. Comment vous êtes-vous fait une place, et laquelle ?

A l'époque, Parship a multiplié les partenariats avec les sites de presse en marque grise pour bénéficier de leur crédit. Nous leur reversons une commission en fonction du niveau de promotion qu'ils nous apportent, qui peut comprendre jusqu'à de la publicité dans leurs supports off line. Cette commission est en général de 50 %. Aujourd'hui, Parship est toujours le partenaire rencontres des sites des journaux Le Monde, Le Figaro, 20 Minutes ou Femme Actuelle, notamment. 20 à 30 % de nos membres proviennent de ces sites. Aujourd'hui, nous comptons entre 300 et 500.000 membres, qui ont en moyenne 30 à 40 ans, avec autant de femmes que d'hommes. En parallèle de ces partenariats, nous appuyons beaucoup notre promotion sur l'achat de liens sponsorisés.

Globalement, Nous avons prévu d'investir plusieurs millions d'euros en promotion en 2008, notamment dans deux campagnes de publicité télévisée, l'une en janvier l'autre en août pour accroître notre notoriété et consolider notre positionnement haut de gamme.

 

Votre nombre de membres n'est-il pas trop faible pour proposer un service à l'échelle nationale ?

Non, nous avons atteint la taille critique pour avoir une représentation nationale. Nous nous en rendons compte en lisant les courriers de nos clients. Nous ne recevons plus de courriers d'internautes se plaignant de ne pas trouver de membres dans leur région. C'est bien parce que nous avons une couverture suffisante de membres en France que nous signons actuellement des partenariats avec des sites de presse régionale, comme c'est déjà le cas avec Nice Matin ou Midi Libre.

 

Quelles sont vos ambitions en France avec Meetic et Match en face de vous ? N'êtes vous pas arrivé trop tard ?

Aujourd'hui nous sommes loin derrière. Mais je ne crois pas que les positions soient figées sur Internet. Il y a tous les jours de nouveaux internautes à recruter. Et puis, nous ne sommes pas en concurrence directe. Parship a un positionnement à part qui en fait un service complémentaire au leur. Nous proposons un service haut de gamme de mise en relation psycho comportementale. Nous n'offrons pas à nos membres de piocher dans une base de données, mais nous leur proposons de les accompagner avant et après la rencontre avec des services de coaching. Au final, un membre reste en moyenne abonné 9 à 12 mois. Si l'on considère qu'il existe 12 à 15 millions de célibataires en France, j'estime notre potentiel de marché à 3 ou 4 millions de personnes.


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