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ACTU
11/03/2008
Le site de partage d'infos Jamespot se lance en France
Un concept entre Del.ico.us et Digg, un positionnement très "Web2.0" : telle est la signature de Jamespot.com, un nouveau service de partage et de discussion d'articles trouvés sur le Web, lancé le 3 mars 2008 en dix langues dont le français.
Derrière ce site ancré dans les nouvelles tendances du Web se trouve Alain Garnier, co-fondateur de l'éditeur de logiciels Arisem, considéré alors comme un fleuron de la Net économie française, avant de rencontrer des difficultés et d'être finalement racheté par Thalès en 2003. "A cette période, je me suis rendu compte que c'était sur le Web qu'il se passait des choses, et moins dans le monde des logiciels. En plus, les usages dans l'entreprise suivaient désormais ceux du grand public", analyse Alain Garnier.
L'entrepreneur se tourne alors vers le Web. Prenant acte de la montée en puissance des moteurs de recherche dans les usages des internautes, il souhaite avec Jamespot se positionner "après la recherche". "Google fait ça très bien. Mais après, comment fait-on pour trier la masse d'informations disponible ?", s'interroge-t-il. Après l'idée du site en 2004 et la création de la société éponyme en 2005, une première version de Jamespot est mise en ligne en 2006 aux Etats-Unis, proposant surtout un moteur de flux RSS.
La V2 permet, à la manière de Digg et Scoopeo par exemple, de soumettre des informations et de lire celles sélectionnées par les membres. Mais Jamespot se distingue de ce site par sa mise en forme plus agréable et par son orientation plus communautaire. L'idée est de construire des communautés autour de centres d'intérêts, chaque membre ayant la possibilité de construire des pages personnelles privées ou publiques. En fait, plus que Digg, Del.icio.us ou Stumble Upon, le modèle et concurrent de Jamespot est Squidoo. A noter que Google lui-même travaille sur un projet relativement proche appelé "Knol".
Le modèle économique est pour l'instant basé sur la publicité. Mais si le succès est au rendez-vous, Jamespot compte lancer une version sur abonnement dans laquelle les membres payants toucheront une partie des revenus issus de la publicité. Le site vise aussi les professionnels, avec une autre version payante mais sans publicité, plus sécurisée et avec des espaces complètement privatifs. "L'idée est de libéraliser les services Web dans l'entreprise, comme le fait Google avec Apps", précise Alain Garnier.
Le PDG de la société ne veut pas se donner d'objectifs chiffrés, "l'avenir du Web étant très imprévisible". Mais dans le Web 2.0 plus qu'ailleurs, il faut atteindre rapidement une taille critique pour générer des revenus. Pour cela, Jamespot, qui revendique 500.000 pages vues chaque mois, veut surtout convaincre les internautes de l'intérêt de son service avant de faire de la communication. Afin de se donner plus de chances, le site est désormais accessible en français, anglais, espagnol et portugais, avec des modérateurs dans ces langues. Il est également traduit, sans modération, en italien, allemand, russe, néerlandais, japonais et chinois.
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