Dans l'Internet, les logiciels et les télécoms, les premiers
tours restent majoritaires, tandis qu'on assiste à une augmentation
de la part de seconds tours cette année. Même si l'amorçage
va mieux, il est encore très insuffisant en France, car le nombre de
fonds actifs en amorçage est relativement faible. Il s'agit souvent de
fonds régionaux.
|
Répartition
par stade d'intervention des investissements
(pourcentage sur le nombre d'opérations)
|
|
|
2007
|
2006
|
2005
|
2004
|
2003
|
|
1er tour
|
51 %
|
65 %
|
40 %
|
41 %
|
52 %
|
|
2ème tour
|
34 %
|
20 %
|
37 %
|
28 %
|
35 %
|
|
3ème tour
|
8 %
|
9 %
|
15 %
|
22 %
|
9 %
|
|
4ème tour ou plus
|
7 %
|
5 %
|
8 %
|
9 %
|
4 %
|
|
Source : Journal du Net, janvier 2008
|
Le nombre d'opérations en late stage reste faible en proportion, en
partie car le rythme de développement des entreprises s'est accéléré.
"Le contexte est favorable aux offres de rupture, explique Philippe Collombel
: les technologies innovantes rencontrent plus rapidement leur marché car
la demande latente est là et les technologies sont mûres. On ne met
plus des années à construire une société. En 18 à
24 mois, les technologies de rupture peuvent atteindre la maturité, sans
forcément multiplier les tours de table car les coûts marketing sont
plus faibles qu'avant. Dans ce contexte, il est très difficile pour les
grands groupes de réagir."
Au bout du cycle, le contexte des sorties est encore difficile, que ce soit
sur le plan des introductions en Bourse ou des fusions-acquisitions. "Les
grands groupes restent très frileux en France et le niveaux de maturité
demandés aux entreprises en IPO sont trop élevés", déclare
Philippe Collombel.