L'Internet et le commerce en ligne ont représenté un peu moins
de 40 % des opérations selon notre indicateur, à côté
du logiciel et des télécoms. Le secteur revient en force, d'après
Chausson Finance, qui lui attribue la plus forte croissance du capital risque
en France au premier semestre.
Le site de partage vidéo Dailymotion remporte la palme de la plus grosse levée de fonds de l'année dans l'Internet et les technologies de l'information, avec 34 millions de dollars. Un deal emblématique de la tendance 2.0 dans le capital-risque cette année. Une tendance qui devrait toutefois se calmer en 2008, car les leaders sont déjà bien installés. De même, Sofinnova note un "retour des sociétés gadgets", qui n'est pas sans lien avec la vague 2.0. Farfelus ou "me-too", ces dossiers ne trouvent pas de financement ce qui devrait limiter les ambitions cette année.
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Les 5
plus importantes levées de fonds en 2007
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Entreprise
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Activité
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Montant
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Stade
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Investisseurs
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Dailymotion
(lire l'article
du 03/09/07) |
Site de partage de vidéos |
25 M€
(34 M$)
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2ème tour |
Advent Venture Partners
LLP, AGF Private Equity |
| Dibcom |
Fabricant de puces et
de solutions pour la TV mobile |
20 M€
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5ème tour |
Natixis (10 M€),
3i, Crédit Agricole Private Equity, Intel Capital, Partech International, SGAM
Alternative Investments |
Atempo
(lire l'article du 07/09/07)
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Solutions
de protection de données et d'archivage |
16,2 M€
(22 M$)
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2ème tour |
Intel Capital, Steelpoint
Capital Partners, Ridgewod Capital |
| Streamezzo |
Solutions mobiles rich media |
15 M€
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3ème tour |
Sofinnova, AXA, T-Source, Qualcomm, NTEC |
Exalead
(lire
l'article
du 24/01/07) |
Moteur
de recherche |
12
M€
|
2ème
tour |
Qualis
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Source : Journal du Net,
janvier 2008
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Le mobile est également très présent dans le top des levées,
avec Dibcom et Streamezzo, des sociétés en phase de développement.
Le mobile, et plus largement la convergence Web - mobile, sont d'ailleurs les
grandes tendances attendues en 2008 en matière de capital-risque.
Le logiciel, en revanche, souffre. "Certains s'interrogent sur
l'avenir du logiciel en tant que domaine d'investissement pour les VC, reconnaît
même Philippe Collombel. La structure du marché a profondément
changé. Avec la marche forcée aux acquisitions - fusion SAP Business
Objects, etc. -, il est de plus en plus difficile d'accéder aux clients
pour les PME. De plus, le taux d'investissement des entreprises françaises
en technologie est très bas, plus bas que chez leurs homologues européennes.
Ce qui ne dynamise pas le secteur. Enfin, on avait placé beaucoup d'espoir
dans le Software as a service, mais le secteur a déçu."
Sofinnova se montre aussi pessimiste, à la fois sur les investissements
des entreprises et sur le logiciel. "Aujourd'hui, il y a une corrélation
parfaite entre le PIB et l'investissement. Pour les VC, ce n'est pas très
encourageant. Les entreprises très innovantes vont se retrouver aujourd'hui
dans le BtoC ou le BtoBtoC. Ce qui entraîne pour les VC un marché
beaucoup plus brutal, car les particuliers ont des comportements qui changent
de manière plus rapide et plus franche que sur le marché entreprise."