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Avant sa sixième levée de fonds en 2005 auprès de Highland Capital Partners, basé à Boston, et du suisse Index Ventures, pour 24 millions d'euros (en rachat d'actions plus augmentation de capital), le site de tirage et de partage de photos en ligne avait commencé à s'internationaliser, mais de façon organique et limitée. Ce tour de table a donné un véritable coup d'accélérateur à sa stratégie d'internationalisation, puisque l'année suivante, en avril 2006, Photoways rachetait son homologue Photobox, numéro un du secteur en Angleterre.

 

"Pour s'internationaliser, explique le PDG de Photoways Stanislas Laurent, recourir à des investisseurs étrangers est un plus : du point de vue des savoir-faire, des contacts, et parce qu'une aventure à l'international est toujours houleuse et très difficile. Ce qui compte, ce n'est pas seulement que les fonds étrangers ont en général plus d'argent à investir. C'est aussi et surtout l'apport stratégique et en termes de réseau."

 

Visiblement satisfaite par ce choix, Photoways a récidivé en juillet dernier, avec un tour de table de 10 millions d'euros dans lequel Highland Capital et Index Ventures ont été rejoints par l'américain HarbourVest Partners LLC. Pourquoi deux fonds d'origine américaine ? "Nous sommes dans une industrie sur laquelle les Etats-Unis possèdent des technologies de pointe, qui se développent sur un marché de masse plus rapidement qu'en Europe. Avoir des Américains au conseil d'administration permet de sentir l'importance d'une tendance au niveau d'un marché plus tôt."

 

Si Stanislas Laurent reconnaît qu'il existe dans chaque pays européen des fonds disposant d'une perspective internationale, sa société a été amenée à privilégier des investisseurs d'origine étrangère en fonction de leur champ de compétences spécifiques et de leur taille, celle-ci conditionnant en grande partie celles-là. "La segmentation se fait moins par pays d'origine que par la taille et le type d'investisseurs", conclut-il, tout en concédant que travailler avec des fonds américains demande aussi d'accepter leur façon de travailler, "à prendre ou à laisser" en terme de vision de la gouvernance d'entreprise. Au final, le track record des investisseurs entrés au capital de Photoways, aujourd'hui présent dans 15 pays, a beaucoup joué : Highland et HarbourVest avaient notamment investi dans Vistaprint, dont le métier est l'impression graphique, et Index dans Ophoto, revendu à Kodak.

 

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