La navigation au sein de la carte se fait toujours par différentes images
statiques, mais devrait prochainement devenir dynamique, comme le fait déjà
la plupart des services de cartographie. "Nous somme actuellement en train de
tester un nouveau système, qui permettra aux utilisateurs de se déplacer plus
facilement dans une carte unique", ajoute Alain Bouvier. Ce nouveau système,
basé sur la technologie open source SVG souffre encore de quelques problèmes de
performance, qui devraient cependant être réglés d'ici la fin de l'année.
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Sytadin 2 fournira un "baromètre de la circulation" comprenant
différents indices. © DR
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Cette nouvelle version apporte également des services supplémentaires. Sytadin
proposera notamment un service d'itinéraire statistique, capable d'indiquer à
un utilisateur le temps qu'il mettra pour effectuer un trajet à partir d'un historique
des temps moyens constatés. Le site de la Dirif proposera également la possibilité
de personnaliser la carte à afficher après enregistrement du visiteur dans une
zone "membres". D'autres services ont été améliorés. Ainsi, la première version
de Sytadin proposait un indice de trafic sous forme de graphique. Sytadin 2
fournira un "baromètre de la circulation" comprenant divers indices, comme celui
de la congestion du trafic ou de la vitesse moyenne constatée sur le réseau.
Derrière cette partie visible du changement, se cache en fait une refonte
intégrale de Sirius, le système de gestion en temps réel du trafic. Mis en
place en 1992, il était alors le premier système au monde à assurer la gestion
en temps réel d'un réseau de la taille de celui d'Ile de France. Près de quinze
ans plus tard, "il était devenu difficile d'adapter cet outil aux dernières
innovations technologiques", indique Alain Bouvier. En novembre 2005, une
nouvelle version de Sirius a donc été mise en place, afin d'harmoniser les différents
outils composant le système. C'est sur cette base que planche depuis deux ans
l'équipe de Sytadin. "Sirius 2 nous a permis d'harmoniser nos différents outils",
note Alain Bouvier. "Cela permet une gestion plus efficace de l'information, mais
aussi une intégration plus facile de nouvelles données".