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Renaud Donnedieu de Vabres
 

En janvier 2007, le député Dominique Richard (UMP), proposait un amendement au projet de loi sur la Télévision du futur afin que les FAI abondent au Compte de soutien à l'industrie audiovisuelle (Cosip). Selon lui, les FAI profitent d'une TVA à 5,5 % sur les revenus qu'ils tirent de l'audiovisuel, donc, ils doivent aussi participer au financement de l'industrie. L'amendement est soutenu par le gouvernement par l'intermédiaire de son ministre de la Culture de l'époque, Renaud Donnedieu de Vabres (lire l'article Le gouvernement soutient la taxation des services audiovisuels des FAI, du 30/1/07).

 

Si les FAI regroupés au sein de l'AFA ne remettent pas le principe de la taxe en question, Free, de son côté, dénonce ce qu'il baptise "l'impôt Internet" et mobilise les internautes autour d'une pétition qui rassemblera 500.000 signatures. Cependant, rien n'y fera, et la taxe est entrée en application le 1er janvier dernier (lire l'article : L'Assemblée nationale entérine "l'impôt Internet", du 02/02/07).

 

En pratique, les FAI distributeurs de services audiovisuels doivent désormais s'acquitter d'une taxe progressive de 0,5 % pour la fraction de leurs revenus comprise entre 10 millions et 75 millions d'euros, et jusqu'à 4,5 % pour la fraction supérieure à 530 millions d'euros. Une taxe qui ne s'applique que sur le chiffre d'affaires réalisé sur les offres audiovisuelles, ce qui ne concerne donc pas l'ensemble du chiffre d'affaires des FAI.


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