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Eric Mignot, directeur de Boursorama France
Photo © JDN Anne-Laure Béranger
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JDN. Presque deux ans après le rachat de Caixa France, combien
de comptes actifs gère Boursorama et quels sont les résultats de la société en
2007 ?
Eric Mignot. Au niveau du groupe, c'est-à-dire en Allemagne,
Royaume-Uni, Espagne et en France, nous avons enregistré 84.000 nouveaux comptes
en 2007 dont 49.000 exclusivement dans l'Hexagone. Ce qui représente une croissance
de 15 % au niveau global sur un an et de 46,6 % en France. Au total,
nous gérons 578.000 comptes dans le groupe dont 265.000 dans l'Hexagone. Côté
résultats, nous continuons à progresser. Nous avons publié un résultat net de
48,3 millions d'euros en 2007, en hausse de 69 % et un résultat brut d'exploitation
de 68,2 millions d'euros, soit une progression de 56 %. En France cette hausse
est de 44 % à 55,7 millions d'euros.
Le modèle de banque en ligne n'a pas toujours rencontré un
franc succès au cours des dernières années. Quelles sont selon vous, les conditions
de réussite d'une banque en ligne aujourd'hui ?
En ce qui nous concerne, nous ne croyons pas du tout au mythe
de la killer application. Parvenir à développer une activité de banque en ligne
consiste à trouver les bonnes combinaisons. Dans notre cas, nous croyons beaucoup
aux synergies entre la recherche d'informations et la souscription. Aujourd'hui,
un tiers de nos comptes sont souscrits en ligne, sans intervention humaine. Cette
relation a d'ailleurs été confirmée par une récente étude de Novamétrie selon
laquelle 89 % des internautes qui recherchent de l'information sur une prestation
y souscrivent ensuite. Mais pour que cette alchimie fonctionne, il est vraiment
important d'être le leader sur son marché. C'est ce que nous avons fait en France
en associant Boursorama à Caixa, et c'est ce que nous nous apprêtons à faire en
Allemagne avec le rachat de OnVista AG, propriétaire du portail d'informations
financières en ligne Onvista.de. Nous projetons également de le faire en Espagne,
grâce à un joint-venture entre Boursorama et la Caixa.
Quels sont vos projets en France et à l'étranger ?
Nous allons continuer à valider notre modèle de banque en
ligne, notamment en développant l'offre de services. Nous avons d'ailleurs déjà
commencé à le faire avec le lancement en France d'easy chèque, un chèque de banque
que nous établissons au nom d'un bénéficiaire à la demande de nos clients. A l'international,
notamment en Allemagne et en Espagne, la priorité est à la duplication de notre
modèle.