10 millions d'internautes français piratent toujours

4 millions ont recours aux services d'échange de fichiers en peer-to-peer, les autres se sont tournés vers le streaming et le téléchargement direct.

En dépit des condamnations qui frappent les grands sites de piratage, ce sont en mai plus de 10 millions d'internautes français qui se sont rendus sur l'un au moins des quinze principaux, affirme Le Figaro. Après avoir beaucoup progressé suite à la création de l'Hadopi en 2009, ce chiffre est à peu près stable depuis 2013 et considéré par les ayants droits comme la "base incompressible" des adeptes du piratage.

Ceux-ci sont encore 4 millions environ à utiliser des services peer-to-peer, mais une bonne partie s’est déportée vers le streaming et les sites de téléchargement direct, plus discrets. Au hit parade des sites pirates, Zone Telechargement, domicilié aux Bahamas, attire pas moins de 3,5 millions d'internautes français par mois.

La chasse aux sites illégaux relève en effet d’un véritable travail de Sisyphe. Dès que la fermeture d’une plateforme est prononcée ou son accès bloqué par les FAI, elle renaît ailleurs sous une url différente. Le champion de la pratique est sans doute The Pirate Bay qui, malgré l’intervention des autorités suédoises et françaises, ne cesse de ressusciter, assorti d’une nouvelle extension de nom de domaine d’un pays d’Europe de l’Est ou du Nord.

Pourtant, l’offre légale ne manque pas. Aux côtés de celles de Netflix, Youtube, Spotify, Deezer ou encore Apple, Microsoft vient d’annoncer le relooking de ses services de streaming Xbox Music et Xbox Video, rebaptisés Groove et Movies&TV. Et un an après le lancement de Fnac Jukebox, l’agitateur culturel lancera une offre de VOD en septembre, selon Les Echos. Pourquoi alors le piratage reste-t-il si répandu ? Sans doute pas seulement pour des questions de prix, mais aussi pour ne pas devoir attendre plusieurs mois que la dernière série américaine en vogue franchisse enfin l’Atlantique.

Streaming / Téléchargement