Apple dépasse les attentes des analystes... mais chute en bourse

Avec 10,7 milliards de dollars de bénéfices durant le trimestre, la société continue sa croissance incroyable. Mais les marchés sont inquiétés par la dépendance de son modèle aux ventes de l'iPhone.

Apple a dégagé un bénéfice net de 10,7 milliards de dollars, en hausse de 37% sur l'année, au cours d'un second trimestre 2015 que le directeur général du groupe, Tim Cook, a qualifié d' "extraordinaire". Le chiffre d'affaires a, lui aussi, dépassé les attentes des analystes pour atteindre les 49,6 milliards de dollars. Des performances qui n'ont toutefois pas suffi à contenter la bourses, alors que le cours de l'action était en repli de près de 7% suite à la publication des résultats. Une chute que l'on peut attribuer notamment à des ventes d'iPhone légèrement en deça des attentes : 47,5 millions d'unités sur la période, contre 49 millions espérées. Autre facteur de baisse : les prévisions formulées pour le trimestre suivant ont, elles aussi, été jugées décevantes.

Pas d'informations en revanche sur les ventes de l'Apple Watch, objet de nombreuses spéculations alors que le petit monde du Web a jasé récemment sur une analyse estimant que les ventes de la montre connectée avaient chuté de 90%. Tim Cook se sera juste contenté de dire que les ventes avait dépassé les projections réalisées en interne, précisant qu'il ne voulait pas donner trop d'informations à la concurrence. Il faut dire qu'Apple mise gros sur sa fameuse montre connectée alors que les ventes d'iPad chutent (sa part de marché dans les ventes de tablettes passe de 51,5 à 50% selon eMarketer), que l'iPod est passé à l'as et que les ventes d'iPhone n'augmenteront pas indéfiniment. Alors que les versions 6S et 6S Plus de ce dernier devraient être dévoilées mi-septembre, l'iPhone pèse aujourd'hui 63% du chiffre d'affaires d'Apple. Tout l'enjeu est donc de revenir à plus d'équilibre entre les produits stars.

Si l'activité publicitaire d'Apple, iAD, ne lui permettra sans doute jamais de trouver ce levier de croissance espérée (sa part de marché est de 2,5% du secteur de la publicité mobile aux US), son activité de paiement et le lancement, l'année dernière, d'Apple Pay laisse espérer de véritables débouchés côté paiement de proximité. Ce marché, qui représentait 3,5 milliards de dollars en 2014 aux Etats-Unis selon eMarketer, est en plein boom et devrait réprésenter pas moins de 27,5 milliards de dollars en 2016... et 118 milliards de dollars en 2018, toujours selon eMarketer. 

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