Les Cnil européennes veulent que Facebook cesse de pister les non membres du réseau

La déclaration fait suite à un jugement imposant à Facebook de cesser de tracker les actions des internautes qui ne sont pas membres en Belgique.

Facebook est plus que jamais dans le viseur des autorités de protection des données personnelles, qui sont cinq (Allemagne, Belgique, Espagne, France et Pays-Bas) à publier une déclaration commune enjoignant la plateforme à cesser de tracker les internautes sans-exception.

Une revendication qui fait suite au jugement rendu récemment par le tribunal civil de Bruxelles qui exige de la société de Mark Zuckerberg qu'elle cesse de pister l'activité des internautes "non-membres" grâce aux boutons de partage qui sont disséminés sur la majorité des sites Web aujourd'hui. Un jugement qui impose par ailleurs à Facebook d'informer les internautes visant la page Facebook.com du dépôt et de l'utilisation d'un cookie.

"Tout en reconnaissant le droit de Facebook à faire appel de ce jugement, le Groupe de contact attend de la société qu'elle se conforme à ce jugement sur tout le territoire de l'Union Européenne", annoncent les cinq organismes. Et de préciser dans un communiqué de presse que "cette ingérence dans la vie privée des internautes n'est pas acceptable". "Facebook doit prendre les mesures nécessaires pour se mettre en conformité avec la législation européenne, et ce sur tout le territoire de l'Union européenne."

De son côté, Facebook affirme qu'il collecte ces cookies pour des raisons de sécurité, expliquant que ces cookies de type "datr" lui permettent d'empêcher le scan et vol de données des pages Facebook.  "Nous les utilisons afin de distinguer les véritables visites des fausses", expliquait ainsi la semaine dernière Alex Stamos, en charge de la sécurité chez Facebook. "

Facebook / Cnil