Le Bureau européen des unions de défense des consommateurs porte plainte contre Google

L'organisation estime largement insuffisantes les propositions acceptées par la commission européenne.

Après plus de 3 ans de négociations avec la commission européenne pour remédier aux accusations d'entraves à la concurrence, Google a semble-t-il réussi à convaincre Joaquin Almunia (lire l'article, Antitrust : les concurrents de Google veulent faire plier Bruxelles, du 01/04/2014). Le géant s'est toutefois refusé de publier ce troisième jeu de propositions en intégralité et s'est heurté à une vague de protestations de la part, notamment, du Bureau européen des unions de défense des consommateurs (BEUC). Ce dernier estimait en effet que la Commission européenne avait "raté, de loin, l'objectif d'assurer un choix juste pour les consommateurs". Il montre aujourd'hui un peu plus les muscles en annonçant déposer aujourd'hui une plainte officielle. "Aucune réponse valable n'a été trouvée pour résoudre le fait que Google continue à organiser ses résultats de recherche comme bon lui semble", a justifié Monique Goyens, directrice générale de l'organisation. 

Selon les propositions de Google, trois concurrents seraient désormais présentés de la même manière que les services du moteur, sous couvert de payer l'emplacement. Insuffisant pour le Beuc qui déplore que "le fait que trois services rivaux de Google arrivent derrière ses résultats privilégiés ne se fait toujours pas en fonction du mérite, donc ce n'est pas neutre. Cet ordonnancement aura un effet négatif sur le marché. Il faudra rémunérer Google pour ce type de mise en évidence, donc donner trop de liberté à Google pour décider qui est un " service rival." 

 

 

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