Les consommateurs des pays émergents moins regardants sur la confidentialité de leurs données

Confidentialité données Bain Ils sont plus enclins à partager des informations personnelles en échange de recommandations personnalisées, selon une étude de Bain. Le phénomène s'accentue chez les moins de 25 ans.

Mesurer la remise en cause des médias traditionnels par leurs équivalents dématérialisés ou comprendre comment les nouveaux usages redistribuent les cartes en matière de création et distribution des oeuvres culturelles... Telle était l'ambition de l'étude baptisée "Génération #hashtag : nouveaux publics, nouveaux contenus", réalisée par le cabinet Bain & Company après enquête auprès de 7 000 consommateurs en Europe, aux États-Unis et dans les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Un point spécifique de l'étude a retenu notre attention : la question de l'utilisation des données des utilisateurs. Une question épineuse alors que la Cnil lance dans l'Hexagone un audit des sites concernant leur politique en matière de gestion des cookies et que des plateformes telles qu'Ello font de la non utilisation des données personnelles le coeur de leur promesse.

Sur ce point, des différences marquées apparaissent entre les natifs du numérique et leurs aînés, entre les pays développés et ceux qui sont en voie de développement. Les plus jeunes ont notamment un regard différent sur la confidentialité des données. Ainsi, dans les pays développés, 43% des moins de 25 ans sont enclins à partager leurs informations personnelles en échange de recommandations personnalisées. Le ratio tombe à 23% chez les plus de 35 ans. Plus surprenant, il apparaît que les consommateurs des pays émergents sont, eux, encore moins regardants concernant cette notion de confidentialité. Ainsi 58% des moins de 25 ans sont prêts à se soumettre la pratique. Le ratio tombe à 36% chez les plus de 36 ans. 

bain
Des différentes marquées selon l'âge du consommateur et son pays d'origine. © Bain

CMS / URL