Enquête antitrust : Bruxelles en demandera plus à Google

Bruxelles ne clôture pas sa procédure à l'encontre de Google. Une bonne nouvelle pour les acteurs du Web qui ont combattu sa dernière proposition de règlement à l'amiable.

C'est une surprise. Après 4 ans d'enquête, la Commission Européenne demande de nouvelles concessions à Google. Interviewé par Bloomberg, Joaquin Almunia a expliqué que les critiques des plaignants ont porté leur fruit, et que procédure antitrust va se prolonger. En février dernier, peu auraient pourtant parié sur ce rebondissement. Le même commissaire s'était alors montré convaincu par de nouvelles propositions de Google pour un règlement à l'amiable, laissant envisager la fin de la procédure. Un scénario pas au goût de nombreuses parties, notamment des concurrents de Google ou d'acteurs du Web, qui les considéraient largement insuffisantes.

"Les retours des plaignants ont été très négatifs. Certains ont apporté de nouveaux arguments, de nouveaux chiffres, de nouveaux points de vus, qui nous poussent à davantage d'analyse pour voir si nous pouvons trouver des solutions", explique Joachin Almunia.

Les opposants à ces propositions faites par Google étaient nombreux. En premier lieu, des ministres allemands et français, dont Arnaud Montebourg qui n'ont pas hésité à le critiquer ouvertement. Mais aussi des groupes privés, comme Microsoft à travers Icomp, ou l'OIP, une association regroupant des éditeurs allemands (Axel Springer, Funke Medien Gruppe...) et français (Lagardère Active, CCM Benchmark -éditeur du JDN, le Geste...) qui ont déposé avant l'été une nouvelle plainte pour pousser la Commission à prolonger son investigation, dénonçant une "domination incomparable" qui a rendu la concurrence quasi-impossible pour ses concurrents.

Google n'en a donc pas fini avec Bruxelles. Et il lui faudra sans doute faire mieux que ses dernières propositions s'il veut régler ce différend à l'amiable...


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