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| | Les banques ne font plus de crédit aux PME © Getty Images | |
Les trois quarts des PME de haute technologie (74 %) se disent fragilisées par la crise financière et plus de la moitié (51 %) ne sont pas satisfaites des relations qu'elles ont avec leur banque, selon un sondage du Comité Richelieu, qui regroupe plus de 250 PME innovantes, réalisé le 6 octobre.
"Concrètement, les banques ne répondent pas aux demandes de crédits. Pas de retour, ni téléphonique, ni par mail. Certaines entreprises se heurtent à un mur du silence", souligne Emmanuel Leprince, délégué général du Comité Richelieu, dans une interview publiée le 10 octobre sur le site du Figaro.
Même si, contrairement à leurs consoeurs américaines, belges, britanniques ou allemandes, aucune banque française ne s'est aujourd'hui déclarée en faillite, même si leur dirigeants, relayés par le gouvernement, affirment que le système bancaire français est solide, même si le gouvernement a mis en place début octobre un plan de soutien des PME, la réalité est plus cruelle : le financement bancaire est aujourd'hui "sclérosé", estime Alain Bourissou, associé chez Axonia Partners, société spécialisée en fusions & acquisitions, levée de fonds et conseil auprès d'acteurs du capital investissement.
"Le financement des entreprises technologiques par le crédit auprès des banques s'est asséché", renchérit Jean-Michel Barbier, PDG du fonds d'investissements TechFund Europe.
Mais c'est un moindre mal pour les PME du secteur IT. "La moitié des PME innovantes n'a pas de problèmes, car elles n'ont pas de souci financier ou ne font pas appel aux banques pour se développer", indique Emmanuel Leprince. "Les jeunes sociétés technologiques sont très peu endettées. Quand elles ont recours aux banques, c'est pour financer des équipements en crédit-bail ou du BFR. Elles sont principalement financées de façon stable en fonds propres, par des fonds de capital-risque, explique en effet Hervé Schricke, président de la commission Capital-risque/Venture de l'Afic (L'Association Française des Investisseurs en Capital).
Et sur ce front, le soleil est au beau fixe.