Luxe : Comment les marques utilisent le Web 2.0 Quelle présence sur les sites 2.0 ?

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Antoine Lacroix © Benchmark / Romain Bailbé

Si les marques doivent être là où vont les internautes, le Web2.0 apparaît incontournable. Le secteur du luxe a plusieurs atouts dans ce domaine, selon Emmanuel de Saint-Bon, de l'agence The Roxane Company. D'une part, il peut "jouer sur la vanité des gens", pour qui appartenir à la communauté d'une marque sur un réseau social s'apparente presque à un signe extérieur de richesse. D'autre part, les blogueurs ont un intérêt grandissant pour les marques, selon lui.

Quels sites choisir pour s'implanter dans le 2.0 ? Pour Antoine Lacroix, de Van Cleef & Arples, la réponse est simple : Facebook. Le joailler a ouvert une page sur le plus grand réseau social et même s'il est trop tôt pour mesurer complètement les résultats de cette présence, il rappelle un constat. "Selon beaucoup d'experts, Facebook c'est Internet. Ne pas être sur ce média social c'est ne pas être sur Internet", affirme Antoine Lacroix.

A l'inverse, certains ont choisi de baser leur stratégie 2.0 sur leur propre site. C'est le cas du parfumeur Thierry Mugler, qui a ouvert Womanity.com début 2010, à l'occasion du lancement du parfum éponyme. Ce site communautaire développé en Flash recueille les contributions des clientes de la marque, qui sont ensuite relayées sur plusieurs réseaux sociaux.

Car si la domination de Facebook rend ce site incontournable, des concurrents s'avèrent aujourd'hui tout autant indispensables dans certains pays. Or les marques de luxe visent généralement un marché mondial. En Asie par exemple, les sites 2.0 dominants sont différents et obligent les marques à s'adapter. Même chose au Brésil, où Orkut, propriété de Google, domine. Thierry Mugler a donc intégré ce réseau.

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