Comment Pinterest est devenu le nouveau réseau social à la mode La monétisation de l'audience avant même sa consolidation

Comme s'il voulait marcher sur les traces de son illustre aîné Facebook, le siège de Pinterest est pour l'instant, basé à Palo Alto, en Californie. Après avoir mené deux levées de fond auprès d'investisseurs de la Silicon Valley, la première au printemps 2011 pour un montant de 10 millions de dollars et la seconde en octobre pour un montant de 27 millions de dollars, ses trois fondateurs, Paul Sciarra, Evan Sharp et Ben Silbermann se sont attachés à développer un site qui est pour le moment toujours en béta privée (sur invitation).


Un réseau qui a très tôt voulu monétiser son audience

Le réseau social a ainsi pris le contre-pied de ses prédécesseurs, Facebook et Twitter, qui ont préféré se concentrer sur leur croissance démographique avant de réfléchir à la monétisation de leur site. Le site a déjà commencé à générer des profits. Pour cela, il a recours à un procédé, le "skimlink", qui permet de taguer automatiquement une URL sortante et de créer un lien d'affiliation avec un site e-commerce. Ce dernier reverse alors une commission à Pinterest lorsqu'un achat est réalisé suite à une redirection depuis un "pins".


Cette possibilité de lancer des programmes d'affiliation laisse présager un véritable business model basé sur des partenariats avec des sociétés d'e-commerce, principalement sur le luxe et le lifestyle. D'autant que Pinterest bénéficie d'un engagement très fort de ses utilisateurs qui ont passé presque 90 minutes sur le site, en janvier 2012. Un chiffre largement supérieur aux performances de Twitter et MySpace et qui favorise le lèche-vitrine virtuel. De nombreuses études laissent, par ailleurs, croire que Google +, dont comScore ne communique pour l'instant pas les performances, est également à la traine.

 

Si rien ne permet de présumer des intentions des fondateurs, gageons qu'ils sauront capitaliser sur une communauté grandissante et attachée. Une communauté qui porte la valorisation d'une société à peine âgée de 2 ans aux alentours de 200 millions de dollars.

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