Prêt d'union lève 4,8 millions d'euros pour réinventer le crédit à la consommation

Premier établissement de crédit entre particulier en ligne et agréé par la Banque de France, la start-up ouvre le marché des prêts à la consommation peer-to-peer en France.

Sur le modèle américain du crédit à la consommation entre particulier de Lending Club ou de Prosper, Prêt d'union ouvre sa plate-forme de crédit à la consommation peer-to-peer ce vendredi en France. Son objectif : réduire les intermédiaires entre emprunteurs et prêteurs. Pour mener à bien son projet, la start-up annonce avoir levé 4,8 millions d'euros en deux fois. La première en mai 2010 de 650 000 euros auprès de Kima Ventures, notamment. La seconde, de 3,8 millions d'euros, date de septembre 2011 et a été réalisée auprès du Crédit Mutuel Arkea, de business angels, de la direction, du conseil de surveillance et de salariés de la société. Prêt d'union a par ailleurs obtenu 375 000 euros auprès d'Oseo sous forme d'aides à l'innovation et de prêts participatifs d'amorçage.


"Les fonds levés sont destinés au marketing, au développement informatique et aux coûts de structure. Il faut savoir que nous avons du sécuriser 2,2 millions d'euros pour obtenir l'agrément de la Banque de France et être reconnu tant qu'établissement de crédit, comme Cetelem ou Sofinco", explique Charles Egly, président du directoire de Prêt d'union.

 

Sur la plate-forme, "l'expérience client est la même que pour une souscription d'emprunt en ligne classique. Il sera possible d'emprunter sur 36, 48 ou 60 mois, avec des taux respectifs de 5,8 %, 6,7 % et 7,3 %. Ces taux sont de 1 à 1,5 point en deçà du marché", précise Charles Egly. Ce dernier estime le marché du crédit à la consommation à 150 milliards d'euros en France, et souhaite à moyen terme obtenir 0,1 % de parts de marché, soit 150 millions d'euros. Sa cible de prêteurs sont les particuliers qui investissent sur des plates-formes telles que Fortuneo ou Boursorama.


L'internaute désirant souscrire à un emprunt devra remplir un formulaire classique d'une quarantaine de questions pour soumettre sa demande. "Côté prêteur, l'interface se rapproche de celle d'un courtier en ligne. Les internautes devront renseigner le montant prêté et sa durée", note Thomas Beylot, directeur marketing de Prêt d'union. L'investissement leur rapportera 5% sur 36 mois, 5,7% sur 48 mois et 6,5% sur 5 ans.

 

L'équipe de Prêt d'union s'occupera de faire le décompte des demandes et des prêts une fois par semaine pour engager l'octroie de crédit. Un rythme d'étude des dossiers qui pourra ensuite s'accélérer. "Pour le prêteur, l'avantage est qu'il peut diversifier son portefeuille en bénéficiant d'un rendement élevé en toute sécurité. Il investit également au service de l'économie réelle française et pourra toucher tous les mois son capital ainsi que des intérêts" conclut-il.


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