Le business de Zynga à la loupe Réduire une forte dépendance à Facebook

Zynga doit son succès à Facebook. Mais s'il est son premier allié, le réseau social représente aussi la plus grosse crainte de la start-up. Quatre ans après la création de l'entreprise, il demeure encore son essentielle source de trafic et de revenus et cette une situation ne devrait pas changer de manière significative pour les années à venir, de l'aveu même de la start-up. Résultat : l'activité et les revenus de Zynga sont non seulement étroitement liés à ceux du réseau mais ils sont également impactés par chaque modification des conditions d'utilisation dictées par Facebook aux développeurs tiers.


cityville, l'un des jeux phares de zynga
Cityville, l'un des jeux phares de Zynga © Capture d'écran Zynga

En 2010, Facebook a par exemple imposé aux éditeurs d'applications l'usage de sa monnaie virtuelle, les Facebook Credits, s'octroyant ainsi 30 % des revenus générés par chaque transaction. Jusqu'à présent, Zynga reversait entre 2 % et 10 % de commission aux services de paiements tiers qu'elle utilisait. L'éditeur de jeux avait d'ailleurs été passablement irrité par cette décision de Facebook, allant jusqu'à envisager de quitter le réseau social... avant de se raviser. "Si nous ne parvenons pas à maintenir de bonnes relations avec Facebook, notre activité en souffrira", reconnaît aujourd'hui l'entreprise.


Depuis, Zynga multiplie les initiatives pour s'émanciper du réseau social. Elle a notamment passé des accords avec différents carrefours d'audience comme Yahoo, auxquels l'éditeur propose ses jeux. Le développement de versions mobiles (smartphones et tablettes) de ses différents titres semble cependant le principal axe de cette stratégie de désaccoutumance. Zynga espère faire coup double : réduire sa dépendance à Facebook et profiter de l'émergence de l'économie des applications. Zynga s'est même offert Flock, un navigateur doté de fonctionnalités sociales auquel il pourrait chercher à intégrer directement ses jeux.

Facebook / Zynga