FullSix mélange événementiel online et offline avec Sixtizen

Le groupe de marketing interactif se diversifie dans l'événementiel avec une nouvelle enseigne, Sixtizen. Objectif : imaginer de nouvelles stratégies pour les marques en utilisant le digital comme un levier.

Si FullSix concurrence les grands groupes de communication sur le Web, le pure player de la communication ambitionne maintenant de porter le challenge sur le offline. Avec la création en décembre dernier de son agence d'événements, Sixtizen, le groupe (61,3 millions d'euros de chiffre d'affaires dont 26 millions en France en 2006) cherche désormais à mêler événements offline et opérations digitales. Il élargit au passage sa gamme de services aux marques.


Pilotée par deux anciens des agence Le Public Système et Parti pris, Gaël Solignac-Erlong et Max Pons, Sixtizen est née d'une vision commune : même digitale, la communication des marques ne peut plus être entièrement dématérialisée. "FullSix est spécialisé sur le marketing relationnel, mais il manquait au groupe l'expérience d'une relation physique avec les consommateurs", explique Gaël Solignac-Erlong.


L'objectif de Sixtizen est donc de proposer aux marques des événements exploitables dans leurs programmes relationnels en tirant profit du Web ou du mobile. "Nous voulons utiliser le Web comme un levier pour créer ensuite des événements offline, contrairement aux agences d'événement traditionnelles", note pour sa part Max Pons, l'autre manager de l'enseigne. Notamment via les opérations faisant appel à la participation des internautes.


Pour son premier client, l'équipementier Reebok, Sixtizen planche actuellement à la mise en place d'un concours incitant les internautes à inventer des chorégraphies de danse issues de scènes du quotidien. Pour l'occasion, Sixtizen travaille avec l'artiste Yelle, qui proposera à intervalles réguliers ses propres chorégraphies en vidéos sur un site de partage. Cette opération, baptisée "Reebok everyday club" sera ensuite déclinée en événements à travers la France.


A l'image de cette campagne pour l'équipementier britannique, Sixtizen veut travailler sur des stratégies à long terme. "Nous ne voulons pas faire de 'coups' sur Internet, mais avoir une vision plus large de ce que peut apporter ce média aux marques pour leur permettre de se construire un territoire de communication", assure Max Pons. "Cela exige de la part des marques un niveau poussé de réflexion sur le sujet, que seuls les groupes internationnaux possèdent vraiment aujourd'hui", reconnaît cependant son partenaire, Gael Solignac-Erlong.


Heureusement, l'enseigne compte s'appuyer sur l'ensemble du réseau FullSix pour déployer des campagnes à l'international. Composée d'une demi-douzaine de personnes, Sixtizen a par ailleurs développé une expertise sur plusieurs secteurs, comme le luxe et la beauté, le développement durable ou les loisirs. L'entité se fixe pour objectif de convaincre une dizaine de marques au cours de son premier exercice. Outre Reebok, quatre autres clients se sont déjà laissés tenter, dont Nokia.

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