ACTU
 
11/10/2007

L'Arcep refuse la candidature de Free à la licence 3G mobile

Le refus de la candidature de Free achève le processus d'attribution de la 4ème licence 3G. Le seul candidat déclaré n'était pas prêt à en accepter les conditions. La balle est dans le camp du gouvernement.
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"La candidature de Free Mobile ne peut pas être retenue dans les conditions financières actuellement définies dans la loi". C'est en ces termes que l'Arcep vient d'éconduire Free, le seul et unique candidat à l'obtention de la quatrième licence UMTS (lire Free, seul en lice pour la 4ème licence UMTS, du 01/08/07).

 

Selon l'Arcep, le dossier proposé par Free ne remplissait pas toutes les obligations auxquelles sont soumises les candidatures. Inscrites dans la loi de finance, ces obligations fixent notamment à 619 millions d'euros le prix de la licence, payable le 30 septembre, si sa délivrance a lieu avant cette date, ou aussitôt, si elle a lieu après. Des conditions longtemps critiquées par Free qui avait d'abord demandé un rabais sur le prix de la licence, puis, résigné, réclamait un échelonnement du paiement. Sans succès.

 

Cette décision apparaît comme un échec pour le gouvernement. En effet, la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, Christine Lagarde avait elle-même appelé de ses vœux l'entrée d'un quatrième opérateur pour développer la concurrence dans le mobile. Un secteur toujours marqué par la condamnation des trois opérateurs pour entente sur les prix en 2005, et sur lesquels les critiques continuent de pleuvoir quant aux prix de leurs services.

 

Free réaffirme tout de même son intérêt pour cette quatrième licence, et joue sur cette corde sensible en stigmatisant "un marché français caractérisé par un manque de concurrence, un des plus faibles taux de pénétration en Europe et des offres tarifaires peu attractives pour les consommateurs", et en mettant en avant "son savoir faire en matière d'innovation et de prix attractifs".

 

Dans un communiqué, Christine Lagarde affirme que désormais "toutes les options sont ouvertes". Y compris un aménagement du paiement, espère Free. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui d'un côté observe l'échec de cette procédure d'attribution qui n'a attiré qu'un seul postulant prêt à mettre 619 millions d'euros sur la table pour acquérir la licence ; et qui de l'autre sait qu'il devra faire face à l'opposition des trois opérateurs mobiles en place s'il décide de changer les conditions d'attributions. Ces derniers restent en effet farouchement opposés à l'idée qu'un quatrième acteur puisse venir les concurrencer dans des conditions plus favorables à celles auxquelles ils ont été contraints.

 
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Ironie du sort, les marchés peu enclins à voir Free se lancer dans un investissement de 1,8 milliard d'euros ont salué la décision de l'Arcep. L'action Iliad clôturant à + 3,15 %. De leur côté, les cours de Bouygues Telecom et de Vivendi (actionnaire de SFR) étaient en hausse.

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