Automobile connectée : ce qui vous attend Le tableau de bord devient tablette

A l'instar de la tablette R-Link de Renault, du ConnectedDrive de BMW ou du MyLink de Chevrolet, de plus en plus de constructeurs transforment le tableau de bord en interface multimédia connecté à la voiture et à Internet. L'objectif ? Regrouper au sein d'un même espace l'ensemble des fonctionnalités de navigation, radio et téléphonie pour un maximum de confort et de praticité. L'info-divertissement s'invite dans l'habitacle du véhicule avec comme mots d'ordre : personnalisation de l'expérience et confort de conduite. Il est aujourd'hui possible de planifier son itinéraire via son smartphone ou sa tablette, de sorte que lorsque l'on s'installe au volant, le système de navigation a déjà intégré les informations clés.

 

avec mylink, l'info-divertissement s'invite dans l'habitacle.
Avec MyLink, l'info-divertissement s'invite dans l'habitacle. © S. de P. Chevrolet

"Les clients nous ont fait savoir qu'ils possédaient des smartphones configurés exactement en fonction de leurs préférences. Pour eux, le système d'info-divertissement automobile idéal devrait étendre les capacités de leur smartphone plutôt que de tenter de les dupliquer", expliquait ainsi Susan Docherty, PDG de Chevrolet Europe. En connectant son smartphone à l'écran MyLink, l'utilisateur peut ainsi effectuer ses appels téléphoniques sans numéroter et accéder à toutes ses playlists, galeries photos et vidéos. Lesquels peuvent être consultés à condition que la voiture reste à l'arrêt. Sécurité oblige.

 

Même son de cloche du côté d'Orange qui présentait, à l'occasion du salon de l'automobile 2012, une Peugeot RCZ équipée d'une station multimédia utilisant le système MirrorLinkTM. Avec cette solution de déport d'écran du smartphone, l'utilisateur peut ainsi piloter les applications de son mobile. "Pilotage vocale ou tactile et écran de taille bien plus importante, ce produit sera disponible en 2013 chez de nombreux constructeurs", explique Jacques Garcin.

La sécurité pour le conducteur, le divertissement pour le passager

Avec en ligne de mire une obligation qui confine parfois à la schizophrénie : proposer de plus en plus de services amusants et distrayants, sans pour autant mettre en péril la conduite du pilote. Le discours d'Orange est de ce point de vue rôdé. "Nous avons une double approche : côté pilote, œuvrer pour faciliter la conduite et côté passager, rendre le voyage plus riche en activités." Ainsi le service d'Orange Maps renseigne-t-il le conducteur sur les embouteillages éventuels, en fonction du volume de mobiles connectés par antenne, alors que d'autres applications telles que Cinéday, Read & Go ou Deezer s'adresseront plutôt au passager.

 

Chez Renault, on a pris le parti de s'appuyer sur des compétences internes pour lancer la tablette R-Link. Laquelle a été pensée pour un usage en situation de conduite avec un grand écran tactile, la reconnaissance vocale et la commande sous volant. Le tout afin également d'empêcher la prolifération des appareils mobiles et d'éviter les pertes de concentration. L'écran donne accès à Renault Link, une boutique d'applications dédiées à l'usage automobile propre à Renault grâce à laquelle l'utilisateur pourra gérer son agenda, trouver une place de stationnement ou la station-service la plus proche et même tweeter.

 

Cette dernière application mise à part, il est relativement étonnant d'observer que l'approche communautaire est pour l'instant loin d'être la priorité. Même si cela devrait changer selon Jacques Garcin qui estime que "2013 et 2014 offriront de belles perspectives pour les réseaux sociaux". La remontée d'information en temps réel auprès d'une communauté et la viralisation d'une expérience de marque semblent deux pistes évidentes.

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