La disponibilité territoriale du haut débit sans fil représente un enjeu important.
L'émergence du haut, et aujourd'hui du très haut débit, pourrait créer une nouvelle
fracture numérique en France entre les citoyens des zones rurales et des zones
urbaines.
En effet, si la densité de population très importante dans les zones urbaines
et péri-urbaines permet d'atteindre des coûts de génie civil raisonnables pour
la fibre optique et des tailles de cellules réduites qui donnent accès aux bandes
de fréquences hautes avec un spectre abondant pour les réseaux mobiles 3G, en
revanche, les zones rurales seront a priori exclues de l'accès au très haut débit.
Pour les acteurs télécoms, cet enjeu porte un nom : le dividende numérique,
ou la libération de fréquences basses (inférieures à 1 GHz) par l'arrêt de la
télévision analogique en 2011. Or la loi du 5 mars 2007 relative à la modernisation
de la diffusion audiovisuelle et à la télévision du futur attribue d'ores et déjà
la majorité des fréquences ainsi libérées aux services audiovisuels. Restent donc
49,9 % de ces fréquences à attribuer, pour l'octroi desquels les acteurs
de l'industrie des télécoms font aujourd'hui pression auprès du gouvernement et
des parlementaires.
C'est notamment l'objectif d'un manifeste baptisé "Enjeux numériques :
pour un développement durable des territoires", lancé le 25 octobre par un collectif
de collectivités territoriales, de sociétés télécoms, d'opérateurs, et d'équipementiers.
Motorola fait partie des premiers signataires. Christian Ollivry, responsable
des affaires institutionnelles de l'équipementier mobile, explique les tenants
et les aboutissants de ce manifeste.