ePub : le marché de nouveau porté par le social, la vidéo et le mobile La barre des 3 milliards d'euros investis va être franchie

Et demain quoi de nouveau ? "Peu de surprises a priori, je pense que l’on va rester dans la continuité des exercices précédents", estime Sébastien Leroyer qui annonce comme fait notable "le franchissement de la barre symbolique des 3 milliards d’euros d’investissements annuels dans le marché pub online". Si le display devrait continuer à prendre du terrain au search, l’essor des réseaux sociaux devrait être de plus en plus marqué. 8% des dépenses digitales en France ont été allouées aux réseaux sociaux au premier semestre 2015. Soit près de 119 millions d’euros et 26% des investissements display. "Sans surprise, le numéro un est de très loin Facebook, qui capte à lui seul près de 75% des investissements sociaux, très loin devant Twitter ou LinkedIn", précise Sébastien Leroyer.

L’emprise de Facebook sur le marché publicité ne devrait pas se desserrer de si tôt, alors même que le géant s’apprête à lancer ses solutions de SSP et DSP, multi-formats et multi-canals, sur le marché. "La rapidité avec laquelle Facebook a réussi à prendre le virage du mobile, il y a un an, et de la vidéo, il y a quelques mois, est impressionnante", note Sébastien Leroyer. 

Jean-Luc Chétrit pose lui quelques enjeux clés pour les mois à venir. "Nous allons devoir nous focaliser sur le sujet des formats de publicité et choisir les moins intrusifs, notamment sur mobile", annonce-t-il, rappelant au passage une évidence parfois oubliée : "Nous sommes un média d'intéraction pas d'interruption". Une sentence à laquelle Arthur Millet, le président du SRI, fait écho lorsqu'il affirme que la problématique de l'expérience utilisateur et de l'acceptation de la publicité sera salutaire. "On a vu passer beaucoup d'études anxiogènes sur la brand safety, le trafic non-humain... Le marché doit se prendre en main pour rassurer les annonceurs."

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