AdBlock Plus essaie de draguer les médias US

Les fondateurs de l'adblocker le plus populaire au monde convie des patrons de presse pour leur vanter les mérites de son système de liste blanche.

Les fondateurs d'AdBlock Plus, l'adblocker le plus populaire au monde, organisent un événement le 3 novembre prochain à New-York et y invitent entre 15 et 20 patrons de presse pour discuter de leur programme de publicités acceptables. Cet événement, baptisé en interne #CampDavid, révèle Adweek, doit permettre à l'Allemand de convaincre le monde des médias US du bien-fondé de son processus de listes blanches laissant passer des publicités certifiées et activées par défaut. La condition étant bien sûr de reverser à AdBlock Plus une partie de l'argent retrouvé grâce à la liste blanche : 30%, selon nos informations. Google, Amazon, eBay et Microsoft ont été parmi les premiers à céder pour se faire whitelister. Les moteurs de recommandation de contenu Taboola et Outbrain sont également passés à la caisse il y a quelques mois.

Reste que les patrons d'AdBlock Plus n'auront pas la partie facile face aux éditeurs US. Aucun média n'a en effet cédé, à ce jour, à ce que d'aucuns qualifieraient de racket. Le PDG de Digital Content Next, institut défendant les intérêts des groupes médias, illustre bien cette défiance. Récipiendaire d'une invitation, il a annoncé qu'il allait la décliner et a critiqué les groupes qui acceptent de reverser une commission. "S'il était 100% transparent sur le sujet, je prendrais au sérieux ces rapports d'Eyeo [éditeur d'AdBlock Plus, ndlr] sur son business model et sa préoccupation concernant l'expérience utilisateur. Si AdBlock Plus acceptait de dire officiellement quelles sociétés paient et sous quelles conditions, ma confiance augmenterait drastiquement. Je me présenterais même à leur réunion !". 

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