La part de marché d'Internet dans le total des investissements publicitaires
a gagné 2,5 points en 2007 : le Web représente désormais
12 % du marché en données brutes (et même 14,7 %
en décembre 2007), et a donc dépassé l'affichage.
Les dépenses publicitaires des annonceurs ont progressé de 34,5 %
sur ce média l'an passé, tandis que les autres médias connaissaient
une croissance inférieure à deux chiffres. La radio a même
vu ses recettes publicitaires reculer de 1,1 %. La croissance de l'Internet
en France est supérieure à celle enregistrée aux Etats-Unis
(+ 17,2 %), mais demeure inférieure à celles du Royaume-Uni
(+ 37,8 % sur la période janvier-septembre) ou de l'Allemagne
(+ 64,8 %).
La presse se maintient grâce à l'augmentation des tarifs
sur les magazines, les quotidiens nationaux étant dans le rouge à
- 0,6 % en valeur, et les magazines ayant perdu 2,7 % en pagination
publicitaire. L'affichage a quant à lui pâti de l'ouverture
de la publicité sur les chaînes hertziennes au secteur de la distribution,
premier annonceur de ce média.
La progression des investissements publicitaires en
télévision
s'est fait sur les chaînes du
câble, du satellite (+ 26 %
pour les deux) et de la
TNT (+ 119 %), les chaînes nationales
ne progressant que de 0,5 %. Ce média devrait connaître des
bouleversements en 2008, en prévision de la suppression de la publicité
sur les chaînes publiques à partir de 2009.
Les recettes publicitaires
brutes de France Télévisions se sont montées à 1,043 milliard
d'euros l'année dernière. Le Web pourrait-il en profiter ? Eric
Trousset le pense.
"Internet a une vraie carte à jouer dans la
capacité à récupérer une part de cette manne",
a déclaré le directeur marketing du Pôle Investissements Publicitaires
de TNS Media Intelligence.