Les bannières rich média, plus chères, plus riches, plus
interactives, offrent une liberté de création et comprennent des
vidéos qui font jusqu'à deux ou trois méga octets. "La
publicité commence à raconter des histoires en chapitrant les campagnes,
surtout quand le produit a un cycle d'achat long", remarque Charles-Emmanuel
Doxuan.
Cette publicité propose une expérience rich média qui
génère du clic mais qui n'est pas toujours forcément efficace
pour l'annonceur. Les créatifs sont encore obligés d'ajouter de
la dotation et de l'incitation au clic aux bannières qui sont pourtant
très originales. "Les statistiques sont également une contrainte
forte pour la conception, création, et l'ergonomie, ajoute Didier Brun.
D'ailleurs on utilise des outils de mesure pour connaître précisément
l'interaction de la bannière et de l'internaute.
2008 s'annonce comme une année faste pour le Flash transparent en rich
média n'excédant pas 5 à 10 seconde d'interruption. Contrairement
à auparavant, le son par défaut est aujourd'hui parfois accepté.
Le veto possible des sites éditoriaux supports accentue le degré
d'exigence quant aux créations. Il arrive très souvent que les
formats classiques, type pavé et les Flash transparent interragissent au
sein d'une mise en scène, ce dernier partant d'un pavé, s'animant
puis retournant dans le format classique de de départ. Le Flash transparent
en est d'autant mieux perçu qu'il propose à l'internaute une histoire
scénarisée. Pour Grégoire Audidier, "la pub retourne
à sa place".
L'habillage du site Web de L'Equipe pour l'annonceur Allianz fait rapidement
place à une véritable séquence vidéo.
Pour les publicités vidéo, il n'y a plus véritablement
de limites, autorisant les séquences de plus de deux méga octet,
en plein écran dans un expand ou un interstitiel ou dans un format du type
skyscraper (voir l'habillage ci-dessus réalisé pour Allianz). Ceci
est notamment permis par le player 9 de Flash et le haut débit. A ce titre,
notons qu'à la fin du premier trimestre 2008 il y avait 16 millions d'abonnements
haut débit en France selon l'Arcep, en hausse de 19 % sur un an, l'ADSL
en représentant 95,4 %.
Avant d'aborder la prochaine étape, il reste néanmoins un
débat juridique à régler sur les cookies et la conservation
des données sur les internautes. Un débat qui devrait avoir un impact
important sur la publicité comportementales et personnalisée, encore
rare, mais dont rêvent les annonceurs. Cependant, "les serveurs media
liés au comportemental sont encore difficiles à mettre en place
car beaucoup de données sont à croiser", conclut Didier Brun.