Frédéric Lefebvre (Zebestof) "Nous resterons complètement agnostiques vis à vis des supports d'inventaires"

Le cofondateur du trading desk revient sur son rachat par CCM Benchmark, éditeur du JDN, et fait part de ses ambitions.

JDN. Le groupe CCM Benchmark (éditeur du JDN) vient de prendre une participation majoritaire dans Zebestof. Pourquoi avoir choisi de vous adosser à lui ?

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Frédéric Lefebvre, co-fondateur de Zebestof.   © Zebestof

Frédéric Lefebvre. C'est d'abord une aventure humaine et c'est le contact avec les cofondateurs qui nous a confortés dans notre idée de nous associer à CCM Benchmark. L'assise financière et l'implantation du groupe à l'international vont, en outre, nous permettre de poursuivre une stratégie initiée par l'ouverture d'un bureau en Italie et continuer à nous développer hors de l'Hexagone. Par ailleurs, nous réfléchissons déjà aux synergies technologiques que nous allons pouvoir mettre en place avec le groupe, que ce soit au niveau de la direction technique, ou en nous rapprochant des pôles marketing et data que sont TouchVibes et l'activité CCM data & advertising. Ces derniers pourront proposer nos technologies de bannières dynamiques et ciblage à leurs clients.


Vous vous êtes lancé dans le trading en 2012 mais la société a été fondée en 2003. Quel a été votre parcours ?

Nous nous sommes effectivement initialement positionnés comme une agence de search marketing  avant d'opérer un pivot, en 2011, en partant du constat que les techniques d'enchères appliquées au SEM étaient tout à fait applicables au display, avec la montée en puissance du programmatique. Ce positionnement s'est traduit par l'arrivée d'un troisième associé, Emmanuel Poncet, et l'amorçage d'une période d'un peu plus d'un an consacrée essentiellement à de la R&D et au benchmark des solutions du marché. Une période qui s'est concrétisée avec le lancement commercial en 2012 de notre offre trading desk qui couple bidder, DCO (dynamic creative optimization), container tag, ad-server et DMP. Depuis, notre activité RTB ne cesse de se développer, en témoigne notre certification récente par le DSP américain, Mediamath, et le gain de clients e-commerçants qui sont dans des problématiques d'acquisition et, de plus en plus souvent, branding. Cette activité devrait dès 2015 représenter 50% de notre chiffre d'affaires.


L'association entre un éditeur et un acheteur d'espace peut surprendre. Que répondez-vous à ceux qui y voient un mélange des genres ?

Je leur répondrai que nous restons complètement agnostiques vis-à-vis des plateformes au sein desquelles nous achetons de l'inventaire. Dans le cas contraire, nous irions à l'encontre même du métier de trading desk qui consiste à acheter une audience plus qu'un support, un emplacement plus qu'une marque.


Côté produit, quelle est aujourd'hui votre ambition ?

Nous voulons aujourd'hui pousser encore plus loin notre logique en donnant la possibilité aux annonceurs d'utiliser nos outils en self-service, comme c'est le cas sur AdWords.


Frédéric Lefebvre conseille depuis 1999 de grandes marques afin de les aider à se développer sur Internet. Co-fondateur de ZeBestOf, il a notamment été responsable commercial France de myThings, acteur du retargeting en France.

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