Luke Aviet (AOL) "Notre plateforme de contenus, One by AOL, sera lancée en France dans le courant de l'année"

Le directeur général d'AOL Advertising en Europe nous explique le positionnement de son groupe autour de la techno et des médias.

JDN. Vous avez participé à une table-ronde "Le contenu est roi. La distribution reine" au cours de l'IAB Interact 2014. Pouvez-vous nous expliquer en quoi vous partagez ce postulat ?

luke aviet
Luke Aviet est directeur général d'AOL Advertising Europe © AOL

Luke Aviet. Le contenu restera toujours quoi qu'il arrive la clé. Il est quasiment impossible de donner du retentissement à un contenu de pauvre qualité. Mais la concurrence est de plus en plus forte. Il est de plus en plus difficile de donner de la visibilité à une création, tant le bruit de fond rend difficile de faire émerger sa "voix". Et c'est là qu'intervient AOL, au travers de sa plateforme vidéo "One by AOL" qui met en relation l'offre et la demande, en permettant aux créateurs de voir leurs contenus vivre sur le Web traditionnel mais également sur les réseaux sociaux.


La plateforme n'est pas encore active en France. C'est pour bientôt ?

Tout à fait nous allons lancer "One by AOL" dans l'Hexagone très prochainement. La plateforme regroupera principalement des chaînes qui nous sont propres et qui seront alimentées via du contenu que nous piochons dans notre inventaire mondial de plusieurs millions de vidéos. Un contenu que nous mettons à disposition des éditeurs sur leur propre site et que nous nous chargeons de monétiser. La version beta devrait être active d'ici la fin de l'année.

One By AOL s'appuie sur toutes les compétences technologiques dont nous disposons en interne. AOP notre plateforme display programmatique, Adapt.tv pour la vidéo, Marketplace, un SSP pour les éditeurs. Toutes combinées ensemble au sein d'un même environnement, ce qui rend l'utilisation de la plateforme identique pour les éditeurs et les acheteurs (annonceurs, agences...) pour qu'ils travaillent sur tous les formats. Les agences peuvent aussi apporter leur propre data et customiser leur campagne.


Avec les rachats de Goviral et Adapt.TV, le positionnement d'AOL a beaucoup évolué ces dernières années...

Nous nous sommes transformés autour de plusieurs axes dont les médias, avec la création de contenus, et la technologie, avec nos plateformes techniques. Le tout étant financé et développé grâce aux revenus que nous avons dégagés via la publicité. Nous restons quoi qu'il en soit dans le top 10 des groupes médias dans le monde, en termes d'audience. Du côté de la vidéo, nous sommes également le premier réseau au monde, c'est particulièrement vrai aux Etats-Unis où nous sommes dominants avec 5 milliards de streams vidéo chaque mois. Nous sommes au coude à coude avec Google.


Où en êtes-vous en Europe ?

Nous sommes bien évidemment présents dans les principaux marchés, qu'il s'agisse du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie ou des pays nordiques. C'est un marché très important pour nous qui correspond bien à notre tropisme vidéo et adtech.


Beaucoup ne savent pas qu'AOL est encore présent en France, depuis le retrait d'Advertising.com. Quelle est votre activité en France ?

Nous sommes présents en France par l'intermédiaire de BeOn notre plateforme spécialisée dans la production et la distribution de contenus vidéos sponsorisés, ce que nous appelons chez nous le "branded entertainment". Cela permet de fournir aux annonceurs une plateforme intégrale pour leurs contenus sponsorisés long format distribués sur tous supports. Be On crée et distribue du contenu via ses 40 000 publishers répartis en 16 thématiques, dans plus de 90 pays dans le monde. Be On a des bureaux au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, au Danemark, en Suède et en Norvège. Notre plateforme, Adapt.tv,  rachetée l'année dernière, est également opérationnelle en France où elle met en relation les annonceurs et les éditeurs autour d'un inventaire pre-roll.


Vous misez beaucoup sur la vidéo...

Quoi de plus normal, c'est un levier de croissance majeurs et nous ne manquons pas d'arguments pour offrir aux éditeurs et annonceurs des solutions qui les intéressent. Mais il ne s'agit pas du seul pilier de notre stratégie publicitaire, le mobile comme le programmatique, et tout l'écosytème de data qui gravite autour font également partie de nos axes forts. Sur le mobile, le principal enjeu sera de proposer des solutions de tracking cross-device satisfaisantes aux annonceurs. Sur le programmatique, l'ambition est de faire basculer la majorité des investissements qui ne concernent pas le rich media. Sur le display donc, mais également sur la vidéo et le mobile.


Luke Aviet est directeur général d'AOL Advertising pour la région Europe au sein de laquelle il pilote la stratégie de développement du géant américain. Ancien responsable des ventes à l'international de la plateforme d'affiliation Tradedoubler, il a également été directeur général Royaume-Uni et international de goviral, de 2008 à 2011. Lors du rachat de la société par AOL, il a été nommé directeur général d'AOL Advertising au Royaume-Uni.

Revenus / AOL

Annonces Google