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Article du New York Times
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Le Web 2.0, dans sa dimension collaborative et participative,
séduit les marques depuis plusieurs mois. Si le principe
n'est pas réellement nouveau, le haut débit et les outils
multimédia qui sont aujourd'hui à la disposition des consommateurs
permettent aux marques de faire les choses en grand.
Ainsi, plusieurs annonceurs ont décidé ces derniers
temps de lancer des appels à candidatures pour demander
aux internautes de créer des films publicitaires pour
leur marque, avec à la clé un passage en télévision pour
le spot gagnant. Aux Etats-Unis, c'est le cas de Pepsi,
Jeep, Dove, Sprint ou encore Heinz. Heinz, justement,
a déchanté.
La marque de ketchup, qui avait promis de sélectionner
les cinq meilleurs films pour les diffuser en TV et d'offrir
57.000 dollars au film gagnant, s'est bien vue proposer
plusieurs centaines de films. Mais que de déchets !
370 propositions ont été écartées (mais demeurent tout de
même sur YouTube…) : vulgaires, inappropriées, diffamatoires,
dénigrantes, ou simplement inesthétiques ou trop longues…
Au final, l'idée comme quoi le contenu généré par les
utilisateurs permet d'économiser des coûts publicitaires
s'avère rapidement fausse. Entre les coûts de conception
et de promotion de l'opération, de personnel pour regarder
et sélectionner les vidéos, et les honoraires d'avocats
pour se couvrir, il n'est pas rare que ce genre de dispositif
dépasse plusieurs millions de dollars d'investissement.
Une chose est sûre pour l'auteur de cet article :
les agences de publicité ne sont pas prêtes de se faire
piquer leur boulot.
Lire l'article du New York Times
The
High Price of Creating Free Ads