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L'article
de Business Week
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Les valeurs technologiques ont pour l'instant été relativement
épargnées par la "crise des subprimes" qui secoue
les Etats-Unis, ces crédits immobiliers à risque qui
ont fait plonger les bourses mondiales selon un mécanisme
complexe de réactions en chaîne. Pour des valeurs qui ont
provoqué la dernière bulle en date, le sort est ironique.
L'argent qui était parti se réfugier dans la pierre au
tournant des années 2000, revient au bercail.
Même la publicité en ligne tient le choc jusqu'à présent,
malgré les perspectives forcément funestes concernant les
annonceurs du secteur du crédit et de la finance. En effet,
la moitié du top 10 des annonceurs aux Etats-Unis appartient
aux secteurs du crédit. Les services financiers ont
représenté la deuxième catégorie d'annonceurs en termes
d'investissements publicitaires en 2006, avec 2,7 milliards
de dollars dépensés sur l'année selon l'IAB, soit 16 %
des budgets.
Mais en fin de compte, dans un premier temps, si les
sociétés affectées par la crise sont obligées de réduire
leur budget de communication, elles se tourneront vers le
Web et couperont plutôt dans leurs investissements offline,
plus lourds et aussi plus difficile à mesurer, donc à justifier
en période de vaches maigres.
Si la crise se poursuit, ce sera une autre histoire.
Moins de publicité, moins d'investissements, y compris dans
l'équipement informatique… Mais aussi des ménages qui économisent
sur les postes de dépenses tels que la TV câblée, sans compter
les logements inoccupés et qui ne seront donc pas raccordés
en accès Internet, satellite, etc. Par ailleurs, il va devenir
plus difficile de trouver des acquéreurs, qui ne trouveront
plus les crédits pour racheter les sociétés. Plus difficile
de s'introduire en Bourse. Par conséquent, les entreprises
IT qui ont de gros besoins de financement seront moins aptes
à survivre que les petites start-up, plus souples. A
moins de lever des fonds auprès d'investisseurs, en late
stage. Petites structures et endettement limité :
les start-up pourraient bien prendre leur revanche.
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