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L'article
de Business Week
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En ces temps électoraux, les candidats à la présidence
des Etats-Unis viennent de faire la découverte d'un cinquante-deuxième
Etat : la Silicon Valley. Jamais des candidats
aux primaires, qu'ils soient républicains ou démocrates,
n'avaient autant courtisé les géants des nouvelles technologies
avant une élection du futur chef de l'Etat américain.
La Silicon Valley, et plus généralement l'Etat de Californie,
intéressent à plus d'un titre les impétrants à la fonction
présidentielle. Economiquement d'abord, la Californie
compte un grand nombre d'entreprises mécènes pour les candidats.
Hewlett-Packard, par exemple, avait gratifié chacun
des candidats aux primaires en 2000 et en 2004 d'un chèque
de 1,2 million de dollars.
La Californie se révèle également être un Etat stratégique du point de vue
de la compétitivité industrielle, aussi bien face à l'Europe qu'à l'Asie.
Et même si la guerre en Irak risque d'occuper la première place des préoccupations
des électeurs, chaque candidat a pris très vite position sur les sujets technologiques,
du financement de la recherche scientifique à l'élargissement de l'accès à Internet
pour un plus grand nombre de terminaux.
Les sociétés high-tech l'ont bien compris et chacune
veut s'assurer que le prochain président des Etats-Unis
soit technophile. Certaines sociétés comme Microsoft,
HP, Intel ou Google, ont d'ailleurs déjà commencé à organiser
de grands oraux pour évaluer les présidentiables.
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Election
'08 : Seeking a 'Tech President'