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L'article du New York Times
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Qui aurait pu penser au lancement de Mozilla en 2004 que ce navigateur alternatif
puisse un jour rivaliser avec le logiciel dominant du marché, Internet Explorer ?
Et pourtant, après trois ans d'existence, Firefox représente aujourd'hui entre
15 et 20% de la navigation mondiale sur le Web.
Derrière le succès de ce navigateur libre, la Mozilla Foundation. D'une
organisation à but non lucrative, cette entité est en l'espace de quelques années
devenue une entité hybride, défendant l'ouverture logicielle tout en bénéficiant
d'investissements privés. En 2006, la fondation a réalisé un chiffre d'affaires
de 66 millions d'euros, via une filiale, cette fois à but lucratif, la Mozilla
Corporation. La présidente de la Fondation, Mitchell Baker, a touché en 2006
environ 500.000 dollars de revenus annuels.
Or la première source de revenus de la Fondation n'est autre que Google.
Suite à un accord, le moteur de recherche verse en effet des royalties à l'éditeur
de Firefox pour s'assurer de garder une bonne visibilité dans les services de
recherche du navigateur. Certains observateurs s'inquiètent aujourd'hui de ce
qu'ils considèrent comme une dépendance financière du navigateur pour le moteur
de recherche. L'arrêt de l'accord entre Google et Mozilla priverait en effet
Mozilla de l'essentiel de ses revenus.
D'autres voient d'un mauvais œil la relation qu'entretiennent les deux groupes,
mais pour d'autres raisons : ils craignent que Google ne cherche à utiliser
Mozilla pour atteindre sur le terrain logiciel, son concurrent publicitaire, Microsoft.
Lire l'article du New York Times Will
Success, or All That Money From Google, Spoil Firefox ?