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L'article du Monde
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Mais qui est Kenneth McKenzie Wark ? Un candidat aux primaires américaines
? Le PDG fondateur d'une start-up prometteuse ? Rien de tout cela. Il s'agit
en fait d'un hacker.
Mais pas de n'importe lequel. Celui-ci s'est efforcé au travers d'un manifeste
publié en 2004, d'expliquer la nature des activités des hackers et leur apport
pour la société.
Car pas question pour cet Australien de 47 ans de créditer l'analogie entre
hackers et pirates. Pour lui, ces deux termes n'ont rien à voir. Les hackers sont
plutôt selon ses termes "des dépeceurs, des limiers d'univers, des tâcherons de
l'abstraction, à la fois les bousilleurs et les novateurs". En un mot, ils
s'acharnent à produire et inventer de nouveaux
concepts à partie de données brutes, échappant ainsi aux sentiers battus et
déjà trop rebattus.
Une démarche que Kenneth McKenzie Wark ne se contente pas d'énoncer. Pour lui
donner plus de force, il s'appuie sur un corpus de références parmi lesquels figure
tout à trac, Robin des bois, Jean Baudrillard, Jean-Jacques Rousseau, Courtney
Love, les informaticiens du MIT, ou encore Kathy Aker, romancière expérimentale
américaine. Résultat : une théorie que l'auteur qualifie de "crypto marxiste",
transposant en quelque sorte la lutte des classes dans l'univers du numérique.
Lire l'article du Monde Kenneth
McKenzie Wark, le gourou des hackers