 |
|
|
L'article de Wired.com
|
|
Pendant des siècles, la délimitation des frontières maritimes a été
fixée à une certaine distance des côtes d'un pays. Mais depuis 1994,
la convention des Nations Unies sur le droit de la mer stipule que les
nations peuvent désormais revendiquer le déplacement de leurs frontières
à la limite des plateaux continentaux, situés sous les eaux, mais considérés
comme des terres. A une seule condition : prouver les délimitations
de ces plateaux.
Et parce que de nouveaux territoires peuvent signifier la découverte
de nouvelles ressources naturelles, certaines nations ont soudain eu
envie de faire progresser les technologies de cartographie sous-marine.
Ainsi, depuis six ans une équipe de géologues marins de l'Université du New
Hampshire scannent les profondeurs marines pour mieux en établir les cartes.
Le tout, avec le soutien du gouvernement américain.
Cette équipe, dirigée par le professeur Jim Gardner cherche ainsi à démontrer
que le territoire des Etats-Unis est plus grand qu'il n'y paraît. Selon
ses travaux, les Etats-Unis seraient en fait plus grands de quelque 620.000
kilomètres carrés. Les ressources naturelles contenues dans ces terres
sous-marines seraient évaluées à 1,3 trillion de dollars.
D'autres pays mènent également une bataille similaire : en
2007, la Russie revendiquait la possession du Pôle Nord (riche en pétrole
et en gaz), devant le Canada et le Danemark, qui contestent toujours les
calculs effectués par les géologues russes. Technologie et géopolitique ne
font pas toujours bon ménage.
Lire l'article de Wired Foreigners
Keep Out! High Tech Mapping Starts to Redefine International Borders