 |
|
|
L'article de Libération
|
|
Malte, destination de vacances présidentielles mais aussi
terre
d'asile des sociétés de jeux en ligne exilées de l'Hexagone.
Cette petite île de la Méditerranée, membre de l'Union européenne
depuis 2004 et de la zone euro depuis janvier 2008, ne rechigne en effet
pas à délivrer des licences de jeux en ligne qui engraissent les caisses
de l'Etat. "Dans ce pays, surtout producteur de pommes de terre et de porc,
l'industrie du jeu met du beurre dans les épinards", écrit l'envoyée spéciale
à Malte de Libération dans une enquête intitulée "Internet, la Maltaise
des jeux". De fait, Malte n'est pas un paradis fiscal : les entreprises
versent 35 % de taxe sur les bénéfices qu'elles génèrent.
Mais mieux vaut payer des taxes que de ne pas pouvoir exercer son activité.
C'est en tout cas le choix fait par plus de 200 sociétés de paris et casinos
en ligne venues du monde entier, qui ont gagné l'autorisation d'émettre depuis
Malte. Parmi elles, nombreuses sont françaises. Hors-la-loi dans l'Hexagone,
en raison du monopole de la Française des Jeux, du PMU et de quatre grandes familles
propriétaires des casinos, ces "patrons voyous" en France ont rejoint Malte et
"défient la France". C'est le cas notamment de François Brust, directeur
du groupe de casinos B3W (Blue Winners World Wild) ou de Emmanuel de
Rohan-Chabot, patron du site de paris sur les courses hippiques Zeturf.
Lire l'article de Libération Internet,
La Maltaise des jeux