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L'article de Fortune
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Le temps où seuls les médias avaient la maîtrise de l'information est
fini. Depuis la démocratisation du Web et celle des blogs, chacun peut désormais
s'improviser journaliste amateur. Jusqu'à présent, certains internautes
s'étaient ainsi pris au jeu de l'écriture en ligne, de la publication de photos
et de vidéos, dans un seul but : partager l'information avec le plus grand
nombre.
Pour certains d'entre eux, l'objectif a cependant changé. Avec l'explosion
des modèles publicitaires en ligne, une nouvelle génération de rédacteurs est
en train d'émerger, tiraillée entre le partage du savoir et celui des revenus
publicitaires. Un certain nombre de sites émerge d'ailleurs depuis quelques
temps, promettant aux internautes de toucher une rémunération pour leurs écrits.
Destinés à amasser le plus de contenus possibles pour pouvoir les monétiser ensuite,
plusieurs se sont lancés sur le créneau de la publication d'articles écrits par
des journalistes amateurs. L'américain Associated Content par exemple a publié
à ce jour plus de 380.000 articles en trois ans et en reçoit environ un millier
chaque jour.
La plupart du temps, leurs systèmes de rémunération s'inspirent d'un des principes
fondamentaux de hiérarchisation du Web : plus un contenu est vu ou recommandé,
plus il est intéressant pour la plupart des connectés et doit donc être
rémunéré fortement. De quoi illustrer la phrase de Molière
comparant l'écriture à la prostitution : "d'abord on écrit pour l'amour de la
chose, puis pour quelques amis, et à la fin, pour de l'argent."
Lire l'article de Fortune Firms
that actually pay bloggers (a bit)