L'article de fastCompany.com
 

En avril 2006, AOL décidait d'ouvrir son portail de services et de contenus à tous les internautes. Un changement radical dans la stratégie de la filiale de Time Warner, qui auparavant préférait recruter des abonnés et les fidéliser grâce à des services propriétaires comme la messagerie instantanée (AIM) ou les contenus multimédias. Un changement qui a dans un premier temps semblé porté ses fruits : AOL a affiché deux trimestres de suite une hausse de ses revenus publicitaires de près de 50 %.

 

Après des années de déclin, AOL semblait donc retrouver les voies de la croissance. Mais les espoirs d'une renaissance d'AOL se sont vite évaporés. AOL a terminé le premier semestre 2007 en perte de croissance. Entre temps, 20 % des effectifs du portail avaient été licenciés.

 

La question est pourquoi ? Pourquoi, huit ans après la fusion avec Time Warner, AOL n'a pas été en mesure de se rénover ? Certes, AOL a été victime de luttes internes entre ses dirigeants et ceux de sa maison mère Time Warner ; certes, AOL était construit sur un modèle - l'accès Internet bas débit - qui ne pouvait survivre à l'ère moderne ; mais AOL a surtout été incapable d'exploiter ses atouts et forces : une marque forte, des millions d'utilisateurs, un service de messagerie instantanée parmi les plus populaires, ou encore de riches contenus vidéo et musicaux.

 

Pour comprendre cet échec, le site Fast Company a interviewé des dizaines de salariés - anciens et actuels - d'AOL. Il en ressort que le portail a échoué sur plusieurs fronts : une stratégie de court terme, des technologies non performantes, un mauvais calcul de ce qui fait et tire son audience et une culture d'imitation plus que d'innovation.

 

Lire l'article de Fast Company Dead Man Walking


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