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La page d'accueil de Mixi © DR
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Contrairement à la plupart des sites japonais lancés durant cette période,
Kenji Kasahara ne s'embarrasse pas de budgets marketing. Le site se développe
uniquement par le bouche a oreille. Il faut dire que pour susciter l'intérêt,
Mixi fonctionne sur le principe d'un réseau fermé, auquel les internautes ne
peuvent accéder qu'après avoir été parrainés par un membre.
L'adhésion à Mixi est gratuite, le site monétisant principalement son audience
grâce à la publicité, qui représente en 2007 environ 80% de son chiffre d'affaires.
Une formule premium est également proposée aux adhérents. Pour 300 yens (environ
deux euros) par mois, les membres disposent d'un espace dédié sur la plate-forme
de blogs de Mixi, ainsi que davantage d'espace de stockage pour déposer leurs
photos ou archiver les messages qu'ils reçoivent.
La nouveauté du concept et son adhésion limitée contribuent fortement au succès
que rencontre immédiatement Mixi. Au point que le réseau social devient rapidement
la priorité de Kenji Kasahara, devant Find-job. Peu de temps après son lancement,
le nombre de nouveaux membres atteint les 15.000 par jour. Mixi est aujourd'hui
le second site japonais support de publicité derrière Yahoo, représentant à lui
seul 15% des impressions de bannières dans le pays.
Mixi a ainsi rapidement élargi son spectre d'audience, passant des seuls
jeunes actifs aux étudiants, collégiens et lycéens, passant par la même occasion
d'un réseau professionnel comme LinkedIn à un généraliste comme MySpace. En comparaison,
Gree.co.jp, un des plus sérieux concurrents de Mixi, également lancé en 2004 fait
pâle figure : en décembre 2007, ce réseau, resté spécialisé dans l'univers professionnel
parvient à peine à dépasser les 3 millions de membres, quand le service de Kenji
Kasahara en revendique quatre fois plus.