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© Raphaël Demaret/Photo News
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Jean-Noël Chamart reconnaît que ses résultats sont modestes par rapport à ses
pairs étrangers. Il préfère cependant les mettre en rapport avec le peu d'engouement
pour l'e-commerce en Belgique. Avec 6,6 millions d'internautes, ce marché est
effectivement restreint pour les géants européens de la vente en ligne. Les
Belges se sont tardivement mis à l'e-commerce, et seulement un internaute du "plat
pays" sur deux a déjà commandé en ligne en 2007, contre 80 % des Européens
et 78 % des Français, selon l'European Interactive Advertising Bureau (EIAA).
"Nous faisons partie des gros sites d'e-commerce belges mais notre taille
reste dérisoire par rapport aux principaux acteurs français, néerlandais ou allemands",
reconnaît Jean-Noël Chamart, qui rappelle qu'en Belgique, un achat effectué via
Internet sur deux se fait sur un site étranger. "Il reste beaucoup de marge de
progression en Belgique. Il est donc indispensable pour Médiadis de continuer
à se diversifier."
Après avoir écoulé 350.000 produits en 2007, Jean-Noël Chamart ne compte donc
continuer à faire évoluer Médiadis. Après s'être lancé dans la vente de consoles
de jeux à la fin de l'année, le patron de Médiadis compte encore ajouter de nouveaux
types de produits en 2008. A commencer par les livres et les produits hight-tech.
Un service de téléchargement de musique en ligne est également prévu pour l'automne.
La vocation de Mediadis est donc claire : devenir une enseigne culturelle 100 %
en ligne. "Nous voulons être reconnus comme l'Amazon belge", indique-t-il.