Un opérateur a fait capoter le rachat de Bouygues Tel par Orange

L'un des quatre opérateurs français, qui siégeaient tous à la table des négociations pour se partager les actifs de Bouygues Telecom, ne voulait pas de l'opération, selon Martin Bouygues.

Le projet de rapprochement entre Bouygues Telecom et Orange a été enterré le soir du 1er avril. Les négociations avaient débuté il y a trois mois et auraient pu aboutir au partage des actifs de la filiale du groupe Bouygues entre les trois autres opérateurs français : Orange, SFR et Free. Dans un entretien au Figaro, Martin Bouygues déplore toutefois : "Si nous étions quatre à la table des négociations, nous n'étions que trois à vouloir aboutir. Manifestement, l'un des protagonistes nourrissait l'ambition d'avoir le maximum en payant le minimum, tout en gardant la possibilité de se retirer" Le dirigeant n'en dit pas plus, mais Le Figaro note que Free aurait cherché à obtenir le maximum de garanties.

Selon Martin Bouygues, l'échec des négociations provient de l'absence d'accord entre les quatre opérateurs bien plus que des exigences de Bercy. "Si nous étions parvenus à un accord entre les quatre opérateurs, ce sujet-là aurait fini, je l'imagine, par trouver sa solution", indique-t-il au quotidien, précisant néanmoins avoir "trouvé très étranges" les exigences posées par Emmanuel Macron.

La consolidation du marché français des télécoms ne sera donc pas pour cette fois-ci. Mais Martin Bouygues se montre confiant : "L'entreprise est parfaitement viable dans un marché à quatre. Elle est la première à avoir fait des efforts de rationalisation, considérables. Sa structure de coûts est une des plus basses du marché, et elle a l'un des meilleurs réseaux mobiles." Le PDG anticipe pour le premier trimestre 2016 une croissance dans le fixe comme dans le mobile. Et le groupe Bouygues fournira les moyens nécessaires pour les investissements à venir, assure-t-il.

Orange / Bouygues Telecom