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© TeliaSonera
Si Orange venait à fusionner avec TeliaSonera, le nouvel ensemble
deviendrait le premier opérateur européen, pesant 63 milliards
d'euros de chiffre d'affaires (dont 53 millions pour Orange), juste devant Deutsche Telekom
et ses 62,5 millards d'euros de revenus.
Souffrant encore d'un endettement de 38 milliards d'euros fin 2007,
hérité de l'éclatement de la bulle Internet, Orange essaierait
de financer intégralement cette acquisition par échanges d'actions.
TeliaSonera est valorisé 30 milliards d'euros contre 58 milliards pour
Orange.
Une telle acquisition serait néanmoins surprenante de la part d'Orange,
dont le président Didier Lombard ne cesse de répéter qu'il axe
sa stratégie sur les marchés émergents. La contribution
de ces marchés au chiffre d'affaires est d'ailleurs passée de 10 à 14 % en
deux ans. Certes, Orange bénéficierait de l'implantation de TeliaSonera
en Eurasie. Une approche géographiquement complémentaire à
son offensive au Moyen-Orient. Comme la Scandinavie, dans laquelle Orange est
très peu présent, serait complémentaire à son implantation
européenne. Mais à l'image de tous les marchés de télécommunications
européens arrivés à maturité et hyper-concurrentiels,
ces pays n'offrent plus de réelle opportunité de croissance.
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