Bonnes feuilles : "La deuxième vie des réseaux" Pour une croissance de qualité

"Les débits sur les réseaux s'apprêtent à connaître aujourd'hui un "saut" comparable dans son ampleur à celui de la fin des années 1990 et du début des années 2000. Or on estime que les technologies de l'information et de la communication (TIC) ont été à l'origine, durant cette période, de + 0,3 % à + 0,9 % de croissance annuelle du produit intérieur brut (PIB) dans les pays de l'OCDE. Dans ces conditions, l'entrée au cœur de la deuxième vie des réseaux - dans laquelle l'accroissement des débits dans les réseaux de télécommunications devrait à nouveau avoir un effet d'entraînement sur les autres technologies (informatique, logiciels) - pourrait se traduire par un impact similaire sur la croissance des pays industrialisés, de l'ordre de + 0,6 % par an sur les prochaines années. (...)

 

"La croissance générée par la deuxième vie des réseaux sera avant tout une croissance de qualité, respectueuse du développement durable de nos économies."

Il convient également de préciser que la croissance générée par la deuxième vie des réseaux sera avant tout une croissance de qualité, respectueuse du développement durable de nos économies.

 

En premier lieu, comme ce fut le cas tout au long des cent trente ans de l'histoire des télécommunications - qui inspire le qualificatif de "télécoms vertes ", la substitution croissante des échanges numériques aux déplacements et transports physiques aura à nouveau un impact significatif sur les émissions de carbone et donc un effet positif sur notre environnement. (...)

 

En second lieu, l'accélération du débit des échanges numériques permettra de nouveaux développements dans le domaine de la santé et de la prise en charge de la dépendance. (...)

 

En troisième lieu, la fibre aura plus globalement un impact sociétal sur de nombreux aspects. Chacun pourra à la fois plus facilement et rapidement réaliser ses tâches routinières et ennuyeuses mais indispensables (démarches administratives, achats récurrents, etc.) et profiter des possibilités de découvrir, de se distraire et de communiquer avec une plus grande réalité dans les échanges."

 

"Le Village numérique mondial, la deuxième vie des réseaux", de Didier Lombard © Odile Jacob

Didier Lombard / PIB